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Le sommeil de la raison engendre des monstresEnlarge image

Le sommeil de la raison engendre des monstres, 1797-1798

Francisco Goya y Lucientes de
Espagne, 1746 - 1828
eau-forte et aquatinte sur papier vergé
32 x 21,2 cm; plate: 21,4 x 15,1 cm
Acheté en 1951
Musée des beaux-arts du Canada (nº 5953)

Sur une étude pour cette gravure, Goya a écrit : « L’auteur rêve. Son seul but est de bannir des idées dangereuses et répandues, et de perpétuer grâce à l’oeuvre des Caprices le témoignage solide de la vérité. » Goya entreprend « Les Caprices » comme un exutoire à la créativité et à l’inventivité qu’il ne peut exprimer dans des commandes. Ses oeuvres profondément personnelles traitent des questions morales dont se préoccupent les intellectuels espagnols favorables à la réforme du pays à la fin du XVIIIe siècle. Considérée comme le chef-d’oeuvre de cette suite, « Le sommeil de la raison engendre des monstres » compte parmi les images les plus célèbres et les plus étudiées du siècle des Lumières en Espagne. L’artiste, endormi, est sur le point d’être envahi par d’inquiétantes créatures nocturnes : ces « idées dangereuses » représentées par des chauves-souris, des hiboux, un lynx et un chat noir. Un hibou tente d’interrompre l’inactivité du rêveur en ramassant un porte-crayon. Dans son évocation de l’artiste que rendent oisif l’absence de raison et le pouvoir de sa propre imagination, « Le sommeil de la raison engendre des monstres » rappelle l’oeuvre d’Albrecht Dürer, « Mélancolie » (1514). Un commentateur anonyme de l’époque qui, de toute évidence, fut un proche de Goya, écrivit ce qui suit sur ce thème : « L’imagination abandonnée par la raison engendre des monstres impossibles; quand elle y est unie, elle est la mère des arts et la source de leurs merveilles. »

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