1920s

DES ARTS GRAPHIQUES À L’AUTRE CÔTÉ DE L’ATLANTIQUE

L’éloquent plaidoyer de sir Edmund Walker en faveur des arts graphiques, auxquels « tant de réalisations artistiques les plus remarquables sont attribuables », convainc le premier ministre de financer la création d’un département des estampes. Au cours d’une importante exposition de la Galerie à Londres, un critique britannique prédit que le Canada donnera naissance à « l’une des plus grandes écoles de la peinture de paysage ».

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1920

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COLLECTIONS

La bibliothèque de la Galerie nationale commence à compiler les dossiers de documentation sur l’art canadien. S’ensuivent des abonnements aux catalogues de ventes aux enchères de Christie’s et de Sotheby’s.

1921

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LOCAUX

À la réouverture des édifices du Parlement, en février, la Galerie nationale s’installe de nouveau dans les locaux de l’Édifice commémoratif Victoria.

COLLECTIONS

Le premier ministre, sir Robert Borden, accède à la demande de sir Edmund Walker, qui souhaite doter la Galerie d’un département des estampes et obtenir les fonds nécessaires à la création d’un poste de conservateur à temps plein. « Tant de réalisations artistiques les plus remarquables sont attribuables aux arts graphiques qu’aucune collection générale d’œuvres d’art, notamment celle de la Galerie nationale, ne peut se permettre de négliger ce domaine de la production artistique ou d’en faire abstraction », affirme M. Walker, qui plaide depuis longtemps pour l’accès du public aux estampes. « Par conséquent, le conseil d’administration accorde présentement un soin particulier à l’établissement de ce département afin que celui ci repose sur des bases solides et entraîne une vaste compréhension de ce domaine des beaux arts. »

EXPOSITIONS

Eric Brown établit le programme des expositions d’Ottawa, ou programme des expositions particulières. Le département des estampes et des dessins, alors récemment créé, met sur pied des installations qu’il présente pour une courte période, à la manière des expositions plus modestes. Ces sélections concises et thématiques formeront l’essentiel des premières expositions du programme.

1924

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EXPOSITIONS

La Galerie Nationale est invitée à superviser la sélection d’œuvres d’art canadien contemporain pour l’exposition de l’Empire britannique, qui se tiendra sous peu à Wembley. Un jury spécialement formé pour l’occasion choisit 270 œuvres de 108 artistes contemporains, dont 20 créations de Tom Thomson et d’autres membres du Groupe des Sept. Un critique du London’s Morning Post écrira que la section des paysages canadiens constitue « le fondement de ce qui pourrait devenir l’une des plus grandes écoles de la peinture de paysage ».

1925

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CHANGEMENTS IMPORTANTS

Vincent Massey est nommé membre du conseil d’administration de la Galerie. Il en assurera la présidence de 1940 à 1952.

1927

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EXPOSITIONS

Le ministère français des Beaux arts invite la Galerie à sélectionner des œuvres pour l’Exposition d’art canadien, événement d’envergure qui aura lieu au Musée du Jeu de Paume, à Paris. Seront choisis le contenu de rétrospectives sur James Wilson Morrice et Tom Thomson ainsi qu’une petite collection de masques et de sculptures d’artistes autochtones.

Les 268 œuvres sélectionnées suffisent à remplir à capacité les cinq salles du Jeu de Paume, et l’exposition est considérée comme la plus importante et la plus exhaustive exposition d’art canadien à avoir été tenue à l’extérieur du pays.