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David Askevold. Il était une fois dans l'Est

Ottawa, Ontario - 5 octobre, 2011

Au Musée des beaux-arts du Canada
Du 7 octobre 2011 au 8 janvier 2012

David Askevold (1940-2008) est né et a grandi aux États-Unis, mais il a passé la majeure partie de sa carrière en Nouvelle-Écosse. Reconnu comme un pionnier de l’art conceptuel vidéo et photographique, il a émergé sur la scène artistique internationale en 1970 lorsqu’on a découvert son travail dans  l’exposition charnière Information au Museum of Modern Art de New York. Jusqu’au 8 janvier 2012, le Musée des beaux-arts du Canada (MBAC) présente David Askevold. Il était une fois dans l’Est. Organisée par le Musée des beaux-arts de la Nouvelle-Écosse, cette rétrospective de 39 œuvres, qui retrace l’ensemble de sa carrière, examine les quatre pistes de son parcours exploratoire – sculpture et installation, film et vidéo, œuvres photos-textes et images numériques. En outre, elle comprend des pièces clés de chaque étape de sa carrière. 

« Il a fait œuvre de pionnier dans le développement de l’art conceptuel durant les années 1970 et a été un conceptualiste influent tout au long de sa carrière, » a indiqué le directeur du MBAC, Marc Mayer. « Pour moi, Askevold est fascinant parce qu’il s’est toujours efforcé de garder une perspective artistique indépendante dans son exploration des nouveaux médias. À ses yeux, la profession d’artiste était unique au sein de notre société contemporaine. »

« Expérimentation, ambiguïté, subjectivité »
Askevold a abandonné les structures narratives formelles au profit de constructions d’images libres qui se déclinent dans une synergie de motifs visuels. Créateur prolifique durant toute sa carrière, il a continué à produire des œuvres durant quatre décennies. Son travail a fait partie de nombreuses expositions et textes phares de l’art conceptuel.  

En 1968, Askevold quitte la Californie pour Halifax, en Nouvelle-Écosse, pour enseigner au collège aujourd’hui connu sous le nom de NSCAD University. À titre de professeur, au début des années 1970, Askevold conçoit et dirige la légendaire Projects Class, encore largement considérée aujourd’hui comme une innovation radicale dans la pédagogie de l’art contemporain. Il continuera d’enseigner durant la majeure partie de sa carrière et sera un professeur très influent au Canada et aux États-Unis.

Comme l’écrit Jonathan Newman, adjoint à la conservation au département de la photographie du Musée des beaux-arts du Canada, dans le numéro d’automne de Vernissage : « Quel que soit le procédé, la démarche artistique d’Askevold épouse subjectivité, imprévu, ambiguïté et expérimentation. Ses œuvres complexes et ludiques refusent souvent les explications faciles et nous invitent, d’une façon inattendue, à trouver des interprétations dans l’art. »

À propos de l’exposition
L’exposition occupe trois salles du Musée. Dans la première, on découvre les premières vidéos avant-gardistes produites par Askevold au début des années 1970, dont certaines sont considérées comme les premières vidéos conceptuelles réalisées au Canada. 

La salle suivante présente Le projet « Nova Scotia », une œuvre à grande échelle du milieu des années 1990. Il s’agit d’une œuvre d’art multidisciplinaire pour lequel Askevold a documenté tous les ports de la Nouvelle-Écosse depuis différentes perspectives, faisant le tour de l’île à partir du la pointe nord de la province. Le projet compte quatre éléments : Il était une fois dans l’Est – une série de vues aériennes de ports pour petits bateaux prises par le ministère provincial des Pêches et des Océans; The Road Journal – des photographies prises au niveau de la rue à l’entrée des ports ; End of the Road Matrix – des photographies de structures telles que des cabanes de pêche situées dans chaque port; et Don’t Eat Crow – une remise de jardin abritant une installation vidéo.

Le troisième espace réunit des pièces plus tardives, principalement photographiques, et  son œuvre ultime, une installation vidéo. Askevold travaillait en collaboration à Two Beasts avec son ancien élève, l’artiste new-yorkais Tony Oursler, lorsqu’il est décédé en 2008; Oursler a terminé le projet en 2010.

Il était une fois dans l’Est est organisée par le Musée des beaux-arts de la Nouvelle-Écosse avec l’appui du ministère du Patrimoine canadien par l’entremise du Programme d’aide aux musées (PAM), du Conseil des Arts du Canada et du ministère des Communautés, de la Culture et du Patrimoine de la Nouvelle-Écosse.

À propos du commissaire David Diviney
David Diviney est conservateur des expositions au Musée des beaux-arts de la Nouvelle-Écosse de Halifax. Sa carrière à titre de commissaire indépendant, d’auteur, d’artiste et d’enseignant l’a amené aux quatre coins de l’Amérique du Nord et de l’Europe. Auparavant, il a exercé les fonctions de directeur de l’Eye Level Gallery, à Halifax et de conservateur adjoint à la Southern Alberta Art Gallery, à Lethbridge. Il a enseigné le dessin, la sculpture et les études muséales à l’Alberta College of Art and Design, à l’University of Lethbridge, à la Thompson Rivers University et au Sheridan College Institute of Technology and Advanced Learning. Diviney a obtenu un baccalauréat en beaux-arts avec distinction de la Tyler School of Art à la Temple University, à Philadelphie, et une maîtrise en beaux-arts du Nova Scotia College of Art and Design, à Halifax.

Rencontre avec le commissaire
Venez rencontrer le commissaire de l’exposition David Diviney qui commentera l’exposition : le samedi 8 octobre, 14 h. Compris avec le droit d’entrée au Musée.

Catalogue
Un catalogue de 160 pages en couleur accompagne David Askevold. Il était une fois dans l’Est. Il contient des essais des conservateurs et écrivains réputés Ray Cronin, Peggy Gale, Richard Hertz (auteur de The Beat and the Buzz) et Irene Tsatsos ainsi que de plusieurs contemporains d’Askevold dont Aaron Brewer, Tony Oursler et Mario Garcia Torres. Publié par Goose Lane Editions et par le Musée des beaux-arts de la Nouvelle-Écosse sous la direction de David Diviney, conservateur des expositions au Musée des beaux-arts de la Nouvelle-Écosse, le catalogue à couverture rigide est en vente en versions française et anglaise au coût de 50 $ à la Librairie du MBAC ou en ligne à www.achatsmbac.ca.

Droits d’entrée et heures d’ouverture
Adultes : 9 $; aînés et étudiants : 7 $, jeunes de 12 à 19 ans : 4 $, familles (2 adultes et 3 jeunes) : 18 $. L’entrée est libre pour les membres du Musée et les moins de 12 ans, et le jeudi de 17 h à 20 h. Le billet comprend l'entrée à la Collection du Musée. Ouvert tous les jours de 10 h à 17 h et le jeudi jusqu'à 20 h.

À propos du Musée des beaux-arts du Canada
Le Musée des beaux-arts du Canada abrite la plus importante collection d’œuvres d’art historiques et contemporaines canadiennes au monde, notamment l’imposante collection du Musée canadien de la photographie contemporaine.  En outre, il réunit la plus prestigieuse collection d’art européen du XIVe au XXIe siècle au Canada, d’importantes œuvres d’art américain, asiatique et indigène, ainsi qu’une collection mondialement réputée d’estampes, de dessins et de photographies.  Fondé en 1880, le Musée des beaux-arts du Canada joue un rôle clé sur la scène culturelle canadienne depuis plus d’un siècle. L’une des ses principales missions consiste à accroître l’accès à l’excellence en matière d’œuvres d’art pour tous les Canadiens. Pour ce faire, il propose le plus important programme d’expositions d'art itinérantes au monde.  Pour obtenir de plus amples renseignements, rendez-vous au www.beaux-arts.ca.

Source : Jonathan Newman, adjoint à la conservation, Musée canadien de la photographie contemporaine. Épouser l’imprévu, Vernissage, automne 2011, Musée des beaux-arts du Canada, p. 35.

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Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :

Josée-Britanie Mallet
Agente principale
Relations publiques et médiatiques
Musée des beaux-arts du Canada
613-990-6835
bmallet@beaux-arts.ca

Naomi Grattan
Agente principale
Relations publiques et médiatiques
Musée des beaux-arts du Canada
613-991-0646
ngrattan@beaux-arts.ca