Estampes japonaises

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, le japonisme est à son apogée en France. Le japonisme désigne l’engouement pour tout ce qui provient du Japon : l’art, les tissus et les objets décoratifs. Les estampes japonaises fascinent particulièrement les impressionnistes et leurs contemporains. Par leurs couleurs vives et unies, leur thème exotique et l’utilisation audacieuse de la perspective, elles offrent un style très différent de celui de l’art occidental.

Au cours de leur vie, Van Gogh et son frère Théo ont collectionné plus de 400 estampes japonaises. Van Gogh a acheté ses premières estampes à Anvers, en Belgique, puis a rapidement étoffé sa collection pendant son séjour à Paris, où ces gravures étaient très populaires et relativement bon marché.

L’esthétique peu conventionnelle des estampes japonaises – haute ligne d’horizon, perspective inclinée, mise en évidence d’un élément particulier de la nature, par exemple, une branche ou un tronc d’arbre – aura une grande influence sur la façon dont Van Gogh compose ses vues de près. Van Gogh trouve aussi dans l’art japonais une signification plus profonde. Il vante la vertu de l’artiste japonais, capable de se concentrer sur l’infinie beauté de l’essentiel, la beauté même d’un brin d’herbe.

L’exposition Van Gogh. De près comprend une vingtaine d’estampes japonaises provenant de la collection du Musée royal de l’Ontario, Toronto.


Organisée par le Musée des beaux-arts du Canada et le Philadelphia Museum of Art