Les fleurs rouges et les tiges vertes de cette toile rappellent les millefleurs des tapisseries médiévales. Même si cette remarquable composition renvoie à des tableaux impressionnistes (Van Gogh considérait d'ailleurs Claude Monet comme le plus grand peintre paysagiste de son époque) – l'artiste crée, par son jeu des perspectives, une œuvre caractéristique de son style.
Bien que Van Gogh ait évité ce genre d'effet étourdissant dans d'autres paysages auversois, Maison à Auvers a été peinte de manière à ce que les champs du premier plan forment un écran végétal au bord du tableau. Le passage abrupt des traits verticaux aux traits horizontaux au deuxième plan produit un effet d'aplatissement.
Dans cette scène de moisson, Van Gogh joue sur différentes perspectives pour exprimer l'idée de transition – certains épis ont été mis en tas alors que d'autres n'ont toujours pas été cueillis. Avec ses traits sinueux et abstraits, l'œuvre donne au regardeur l'impression d'être debout dans le champ.
Van Gogh était grandement inspiré par les vastes champs entourant la petite ville d'Auvers. Dans cette toile réalisée quelques semaines avant son décès, il a adapté chaque coup de pinceau à l'objet représenté, depuis la rondeur de la végétation au premier plan jusqu'aux stries disposées en chevrons dans le ciel bleu. Deux grandes meules très stylisées s'élèvent dans le ciel comme des habitations laissées à l'abandon.
Van Gogh trouve un certain réconfort en contemplant les champs et le paysage agricole qui entourent la ville d'Auvers. Ici, l'artiste offre une vue rapprochée des herbes et des champs situés au premier plan, puis conduit notre regard vers un groupe de maisonnettes flanqué au pied de collines ondulées. La palette aux couleurs restreinte et la touche nerveuse de l'artiste créent un ensemble rythmique qui est typique de sa production tardive.
Van Gogh a découvert ce rare papillon de nuit dans le jardin de l'asile à Saint-Rémy. Évitant de tuer l'insecte, il en fit d'abord un dessin pour qu'il puisse s'en servir comme modèle pour cette version peinte. Placé au centre de la composition, le large papillon de nuit est entouré de feuilles. L'ajout de motifs très texturés donne une qualité quasi abstraite à l'œuvre.
Dans cette « verte prairie étoilée de pissenlits », décrite ainsi par Van Gogh dans une lettre à son frère Théo, le contraste entre les fleurs jaunes et les touffes d'herbe verte est saisissant. En concentrant son observation sur une parcelle de pré fleuri et en dépouillant la composition de toute ligne d'horizon; Van Gogh donne l'impression de regarder le sol à l'endroit même où il s'apprête à poser le pied.
Avec ses lourds empâtements et ses taches de couleur vive bien visibles, cet Acacia en fleurs annonce l'expressionnisme abstrait. En examinant de près, les petites touffes de végétation deviennent floues et on ne peut plus distinguer si elles poussent dans un arbre ou sur le sol. Paradoxalement, il est plus difficile de percevoir les détails quand Van Gogh se concentre sur quelques fleurs.
Cette œuvre traduit parfaitement l'admiration de Van Gogh envers les artistes japonais étudiant « un seul brin d'herbe ». L'artiste adopte ici une vue en plongée sur les herbes hautes, les papillons et les fleurs qui dynamisent le bas et le centre de la toile. Les touffes d'herbe aux tons de vert, de bleu et de jaune révèlent un coup de pinceau spontané mais soigné.
Cet Iris de la collection du Musée des beaux-arts du Canada incarne la fascination de Van Gogh pour la nature et illustre bien les prémisses de cette exposition. Le gros plan d'un seul iris en floraison qui se dresse fau milieu d'herbes verdoyantes a été achevé à Arles lorsque l'artiste était presque au sommet de son art. Cette vue tronquée peinte sans ligne horizon insuffle une remarquable fraîcheur à la nature morte.
Ces jolies roses, abondantes en Provence, poussaient dans un coin du jardin de l'asile à Saint-Rémy lorsque Van Gogh les a peintes. Les fleurs obtenues par un empâtement de la matière picturale confèrent une dimension tactile à cette petite toile, tout en faisant contrepoids aux arbustes et aux touffes d'herbes.
Les arbres en fleurs ont inspiré Van Gogh et cet Amandier en fleurs du Musée Van Gogh est l'une de ses toiles les plus connues. Peinte à l'occasion de la naissance du filleul de l'artiste, elle ne ressemble à aucune autre œuvre de Van Gogh. Les branches aux contours sombres rappellent les estampes japonaises tant admirées par l'artiste.
Inspiré par les estampes japonaises, Van Gogh a peint la ligne d'horizon est extrêmement haute, incliné la perspective et utilisé la couleur pour accentuer le contraste entre le champ et la ville d'Arles, au loin. « Une petite ville entourée d'une campagne entièrement fleurie de jaune & de violet, tu sais ce serait joliment un rêve japonais », écrit-il à son frère Théo en mai 1888.
Les douces collines ondulées qui couronnent le village d'Auvers à l'arrière-plan entraînent l'œil au loin. Par contraste, Van Gogh a présenté une vue très rapprochée des fleurs rouges au premier plan à gauche. La tension entre le proche et le lointain est également déployée dans sa façon d'animer vignes et herbes et de conférer solidité et légèreté aux maisons du village.
Ici, le regard est facilement attiré par le champ de lavande. Les plants, disposés en rangées régulières et parallèles, semblent se fondre à l'avant-plan dans une abondance de fleurs. Van Gogh a peut-être délibérément privilégié une composition en plan rapprochée dans la partie basse de la toile et a utilisé la perspective et les fleurs alignées pour créer un effet de distance. Il a peint cette scène lors d'une visite de ce village situé au sud d'Arles, sur la côte méditerranéenne.
Cette toile évoque une belle journée d’été ensoleillée dans le Midi de la France. Van Gogh a utilisé une variété de touches, allant du tournoiement bleu du ciel à l’empâtement des fleurs au premier plan, et a jumelé les couleurs complémentaires rouge et vert pour égayer la composition.
Cette toile, qui fait partie des nombreuses scènes de moissons que Van Gogh peint à Arles, donne à voir un champ moissonné et des gerbes de blé fraîchement coupées au premier plan. Le contraste du bleu et du jaune contre les champs qui se prolongent jusqu’à la ligne d’horizon produit un effet décoratif réussi. Cette composition témoigne de l’intérêt de l’artiste pour l’esthétique japonaise ainsi que sa façon bien à lui de représenter la nature.
Pour Van Gogh, les gerbes sont devenues synonymes de la campagne, du rythme des saisons et, particulièrement à Arles, de l'aboutissement de l'été. Il a reproduit ce champ de blé doré et de gerbes fraîchement coupées avec une vive intensité. Il s'agit de l'une des dernières œuvres que l'artiste a complétée quelques semaines avant sa mort, en juillet 1890.
Van Gogh a peint Les grands platanes (Les paveurs à Saint-Rémy) alors qu'il se promenait dans un champ parsemé de fleurs blanches, le regard dirigé vers le sol. Il a complètement éliminé la ligne d'horizon et l'a remplacée par un sentier dans la partie supérieure de la toile. La vue détaillée de l'écorce au premier plan souligne la proximité qui lie l'artiste à ces troncs, tout comme son rendu des fleurs jaunes.
Se promenant à Saint-Rémy à l'automne 1889, Van Gogh est impressionné par les cantonniers réparant le trottoir sous d'énormes érables. Se précipitant pour peindre le feuillage jaunissant sur un simple morceau de tissu qu'il avait sous la main, il saisit la vitalité des branches tordues qui tranchent avec l'aspect statique des blocs de béton longeant la route.
Inspiré de la banlieue parisienne, ce Sous-bois illustre parfaitement comment Van Gogh observait directement la nature. Le soleil qui inonde la végétation dense et luxuriante et le traitement spontané rappellent les œuvres des peintres impressionnistes.
Cette toile de Van Gogh semble être une invitation à entrer dans son univers. Ce couple qui déambule paisiblement dans les herbes hautes de ce sous-bois n'a de toute évidence pu résister à la tentation. L'alignement en perspective des troncs d'arbres et la prédominance des éléments à l'avant-plan donnent à ce tableau une allure des plus modernes.
Cette nature morte composée d'une douzaine de coings est un bel exemple du plan rapproché privilégié par Van Gogh. Coup de pinceau distinct, cadrage serré autour du sujet principal, couleurs éclatantes, tout y est. Grâce à l'emploi de couleurs complémentaires, les fruits dorés disposés de façon inusitée prennent vie contre une nappe bleue tombant en cascade.
Avant de peintre sa célèbre série de tournesols dans un vase à Arles, Vincent van Gogh a réalisé ses premiers essais à Paris, jumelant les fleurs deux par deux et dirigeant son regard sur leurs plus infimes détails. Il a enlevé les lourdes têtes des plantes de leur cadre naturel et utilisé le pinceau et une combinaison de couleurs audacieuse, créant un effet spectaculaire.
Voici un autre moment déterminant dans le développement du plan rapproché pour Van Gogh, alors qu'il focalise sur son sujet de façon dramatique. Même si l'on suppose que les fruits ont été disposés sur une nappe, les coups de pinceaux en tourbillon effacent toute référence à l'arrière-plan, donnant ainsi l'impression que les fruits sont placés dans un panier.
Un simple panier de pommes? Non. Plutôt un moment crucial pour Van Gogh dans son développement du plan rapproché. Ici, l'artiste a complètement éliminé la nappe et l'arrière-plan pour illustrer une corbeille de pommes dans une mer indéfinie de couleurs, utilisant un coup de pinceau délicat.
Fritillaires dans un vase de cuivre, une œuvre magnifique du Musée d'Orsay, incarne la maîtrise des techniques liées aux Impressionnistes et Néo-impressionnistes par Van Gogh. L'artiste a choisi des couleurs vives et complémentaires, et a associé des pointillés à des touches plus variées. Cette toile est signée au coin supérieur gauche, ce qui laisse penser que Van Gogh la trouvait réussie et apte à être vendue.
Tiré de la Collection du Musée des beaux-arts du Canada, Zinnias et géraniums dans un vase démontre la transition de Van Gogh vers une palette moins sombre, coïncidant avec son arrivée à Paris. Sa touche plus vigoureuse appliquée en couches, appelée impasto, donne à cette nature morte un aspect tridimensionnel.