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La Madone au pois de senteurEnlarge image

La Madone au pois de senteur, v. 1425

Inconnu (Allemagne, Cologne - XVe siècle)

tempéra à l'oeuf, feuille d'argent et d'or sur noyer
70,3 x 49,8 cm
Acheté en 1953
Musée des beaux-arts du Canada (nº 6088)

NEW - Les images de la Vierge et l'Enfant sont des objets de dévotion depuis des siècles. Celle-ci, où l'on voit la Vierge de près, évoque les icônes byzantines souvent considérées en Europe occidentale comme des reliques miraculeuses. L'artiste inconnu met l'accent sur la tendresse entre la mère et son jeune enfant. Leur humanité compense leur majesté - la Madone, reine du ciel, est couronnée, et les anges jouent de la musique pour elle et son fils. L'oeuvre a déjà brillé comme un joyau : le fond doré (aujourd'hui disparu) captait la lumière, et la feuille d'argent, maintenant ternie, faisait chatoyer les auréoles. Le panneau et son cadre ont été sculptés dans le même bloc de bois. C'est un rare exemple de ce genre ancien.

Provenance 

en 1859 – 1862
Johann Peter Weyer (1794-1864), Cologne, Allemagne [1]

1862 –
Comtesse von Lichtenstein (Josephine Sophie von Liechtenstein?), Vienne, Autriche [2]

Comte Karl Anton von Hohenzollern (1811-1885), Sigmaringen, Allemagne [3]

en 1904
Kommerzienrat Wittich, Darmstadt, Allemagne [4]

en 1930 – v. 1936
Professeur Werner Wittich (1867-1937), Langendrössel (près de Bergheim), comté de Ribeauvillé (Rappoltsweiler), Alsace, France, par voie de succession [5]

v. 1936 – toujours à l’été 1938
Nathan Katz (1893-1949), Dieren, Pays-Bas, et Bâ le, Suisse [6]

1939-11 –
David Katz [7]

Margrit Schulthess, Bâ le, Suisse (?) [8]

1949-08 – 1953
David Katz [9]

1953
E.J. Van Wisselingh & Co., Amsterdam, Pays-Bas [10]

1953-03

Musée des beaux-arts du Canada, achetée de Van Wisselingh [11]

Notes 

La principale source de cette provenance est la publication de H. Kier et Gü nter Zehnder, Lust und Verlust II. [Kier, Hiltrud et Gü nter Zehnder, éd., Lust und Verlust II. Corpus-Band zu Kölner Gemä ldesammlungen 1800-1860, Cologne, Wienand 1998, p. 507, no 101]. Les exceptions et autres documents à l’appui sont indiqués.

[1] Stadtbaumeister (« architecte de la ville ») de Cologne de 1822 à 1844, Johann Peter Weyer un collectionneur d’art renommé. La Madone au Pois fait partie du catalogue de sa collection en 1859 [Weyer, Johann Peter. Catalog der Sammlung von Gemä lden Ä lterer Meister des Herrn Johann Peter Weyer, Cologne 1859, no de cat. 101]. Sa collection est vendue aux enchères en 1862. La Madone au Pois est mise en vente chez Heberle de Cologne, du 25 au 30 août 1862, lot 108 [Reichen Gemä lde-Gallerie des Herrn J. P. Weyer, J.M. Heberle, Cologne, le 25 août 1862]. Le tableau est vendu. [Lettre de Horst Vey du Wallraf–Richartz Museum de Cologne, datée du 17 avril 1970, à Myron Laskin junior, conservateur chargé de recherche du MBAC, dossier de documentation du MBAC. Vey cite la liste des résultats de la vente de la collection Weyer de 1862.]

[2]Kier et Zehnder mentionnent que La Madone au Pois est « vendue à Mü ller pour la comtesse Lichtenstein à Vienne au montant de 255 Thaler (+ 10 % de commission) en 1862 ».

[3] Kier et Zehnder donnent le Fü rstlich Hohenzollernsches Museum de Sigmaringen comme prochain propriétaire de l’œuvre. Le fondateur et propriétaire de ce musée est le comte Karl Anton von Hohenzollern qui, selon Franz Rieffel, fait l’acquisition d’un grand nombre d’œuvres d’art de la collection Weyer en août 1862. Toutefois, Rieffel ne mentionne pas « La Madone au Pois » dans son article comme l’une des œuvres achetées par le comte à la vente Weyer. [Franz Rieffel. « Das Fü rstlich Hohenzollernsche Museum zu Sigmaringen : Gemä lde und Bildwerke », Stä del–Jahrbuch, vol. 3-4, 1924, p. 56.]

[4] Le kommerzienrat Ferdinand Wittich vient d’une famille d’éditeurs et d’imprimeurs de Darmstadt [Brä uning, Hermann. Der Buchdruck in Darmstadt, vol.2 : Die L. V. Wittich' sche Hofbuchdruckerei 1764-1934, Darmstadt, Wittich, 1936, p. 235 et s.]

[5] Werner Wittich est professeur de droit et d’économie à l’Université de Strasbourg. À compter du 11 avril 1930, La Madone au Pois est prêtée par « le professeur Wittich de Bergheim » au Museum Unterlinden de Colmar [Waltz, Jean-Jacques, Registre des dons et acquisitions, 1923-1938 », Colmar, Musée d’Unterlinden. Voir également la lettre de Förster, du 13 mars 1954, à Hubbard (MBAC)]. Dans une lettre à H.O. Hubbard du MBAC, datée du 5 novembre 1953, le marchand d’art new-yorkais, Frederic A. Stern, mentionne que, selon ses dossiers, le tableau est acheté à Colmar par Nathan Katz vers 1936 [dossiers de documentation du MBAC].

[6] Voir note [5]. Le marchand d’art judéo-hollandais, Nathan Katz, crée une succursale de son entreprise à Bâ le en 1940, où il réside de façon permanente à compter de 1941 jusqu’à la fin de la guerre. Selon une photo du tableau dans les Rijksbureau voor Kunsthistorische Documentatie, le tableau appartient à Katz au moins jusqu’à l’été 1938. Sur une photo datée de novembre 1939, D. Katz est indiqué comme propriétaire, probablement David, le fils de Nathan [courriel de Perry Schrier, « Origins Unknown », La Haye, à A. Kausch, projet de recherche sur la provenance du MBAC, le 29 novembre 2007, dossier de documentation du MBAC].

[7] Voir note [6].

[8] Le nom de la marchande d’art suisse, Margrit (Marguerite) Schulthess, est mentionné dans plusieurs provenances du tableau. Rolf Wallrath la donne comme propriétaire dans son article de 1971 [Wallrath, Rolf. « Die Madonna mit der Wickenblü te », dans Aspekte zur Kunstgeschichte von Mittelalter und Neuzeit. Karl Heinz Klasen zum 75. Geburtstag, Weimar, Böhlaus, 1971, p. 308], comme le fait Zehnder dans sa dissertation de 1981 [Zehnder, Frank Gü nther. « Der Meister der Heiligen Veronika. Inaugural–Dissertation zur Erlangung der Doktorwü rde der Philosophischne Fakultä t der Rheinischen Friedrich–Wilhelms–Universitä t zu Bonn », Sankt Augustin, 1981, note en bas de page 264]. Toutefois, dans une publication ultérieure [Lust und Verlust II, voir ci-dessus], Zehnder ne la mentionne pas. Nathan Katz est en étroite relation avec Margrit Schulthess durant la guerre et celle-ci entrepose parfois des œuvres d’art à sa demande. Dans une entrevue, David, le fils de Nathan Katz, se rappelle que Schulthess avait déjà prétendu illégitimement qu’une œuvre de Stefan Lochner, entreposée par Nathan Katz dans sa galerie de Bâ le, était la sienne. [Boumberger, Thomas. Raubkunst - Kunstraub. Die Schweiz und der Handel mit gestohlenen Kulturgü tern zur Zeit des Zweiten Weltkriegs, Zü rich, Orell Fü ssli, 1998, p. 293]. Toutefois, il n’y a aucune preuve qu’il s’agisse de La Madone au Pois (précédemment attribuée à Lochner).

[9] Après la mort de Nathan Katz, en août 1949, c’est la succession Katz qui hérite du tableau, représentée par David, le fils de Nathan. Apparemment, la peinture est toujours prêtée à Schulthess à Zurich, puisque celle-ci s’occupe de son transport, de Bâ le au Musée des beaux-arts du Canada, en septembre 1952 [télégramme du 20 septembre 1952, dossiers d’acquisition, dossiers de documentation du MBAC]. Voir notes [7] et [8].

[10] Van Wisselingh agit à titre d’agent entre David Katz et le Musée des beaux-arts du Canada [voir lettre datée du 20 avril 1953, dossiers d’acquisition, dossier de documentation du MBAC].

[11] À compter du 20 septembre 1952, le tableau est exposé au MBAC [voir note 7], qui finalement l’achète en 1953. [Dossiers d’acquisition, dossier de documentation du MBAC].

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