Les carrières du Chou, près de Pontoise, 1882
Paul Gauguin
France, 1848
- 1903
huile sur toile
59,4 x 73 cm
Acheté en 1947 grâce à une contribution de H.S. Southam, Ottawa
Musée des beaux-arts du Canada (nº 4842)
Cette toile, révèle l'influence de Camille Pissarro qui vivait à Pontoise. Gauguin passait ses vacances avec son aîné et se trouvait probablement à ses côtés lorsque Pissarro peignit une scène semblable. Il réalisa cette oeuvre un an à peine avant de laisser son emploi d'agent de change pour se consacrer à plein temps à son art.
Renseignements supplémentaires
L’ancien conservateur du MBAC, Michael Pantazzi, a identifié le tableau comme celui décrit par Gauguin dans une lettre à Pissarro le 9 novembre 1882 : « J’ai terminé une toile de 50 que j’ai beaucoup travaillé. C’est la répétition du temps gris à la carrière que j’avais fait à Pontoise. Bertaux à qui je devais un billet de mille francs me l’achète et j’aurais bien voulu que vous me donniez votre avis avant que le tableau ne parte. » [Merlhès,Victor, éd. Correspondance de Paul Gauguin : documents, témoignages, Paris, Fondation Singer-Polignac, 1984, p. 36]. Michael Pantazzi a ensuite ajouté, à l’historique de provenance du tableau, Émile Armand Bertaux (né en 1848), un courtier à la banque G. Lafuite et un ami de Gauguin. Toutefois, cette décision est quelque peu problématique puisque la description du tableau par Gauguin ne correspond pas exactement à celui du Musée, Les carrières du Chou. Le tableau du Musée n’est pas de la bonne taille (« toile de 50 ») et ne décrit pas un paysage dans un « temps gris ». Sylvie Crussard propose une autre explication : elle suggère que Les carrières du Chou du MBAC [Crussard, no 86] a été peint dans l’atelier de l’artiste d’après un paysage presque identique [Crussard, no 85]. Elle croit qu’une troisième version de Les carrières du Chou existe [Crussard, no 87], une étude par temps gris sur une toile « 50 » qui est aujourd’hui perdue. Elle pense que cette troisième version est celle que Gauguin a vendue à Bertaux en 1882.
Marks and Labels
Inscriptions à l’endos de la toile :
« DINING ROOM », « BACK OF DOOR » et « 1 TOP »
Sur le châ ssis : « (illisible)... 1946… (illisible)… Amsterdam »
Provenance
Étienne Bignou (1891-1950), Paris, France (?) [1]
Raphaël Gérard, Paris, France [2]
– 1946
Alex Reid & Lefèvre Ltd., Londres, Angleterre, achetée de Raphaël Gérard [3]
1946 – 1947
E.J. Van Wisselingh & Co., Amsterdam, Pays-Bas, achetée de Reid & Lefèvre [4]
1947
Musée des beaux-arts du Canada, achetée de Van Wisselingh [5]
Notes 
La principale source de cette provenance est le catalogue raisonné de Sylvie Crussard, no 86 [Crussard, Sylvie. Gauguin, Premier itinéraire d’un sauvage. Catalogue de l’Œuvre Peint (1873-1888), Paris, Wildenstein-Institute, 2001, vol. 1, no 86]. Les exceptions et autres documents à l’appui sont indiqués.
[1] Crussard ne peut confirmer que Bignou ait possédé l’œuvre. Dans sa provenance, elle accomppagne son nom d’un point d’interrogation. Bignou possédait une galerie d’art dans la rue de la Boétie à Paris de 1909 à 1926, avant de devenir le directeur de la Reid & Lefèvre Gallery de Londres.
[2] Gérard est un marchand d’art belge à Paris. Crussard n’offre aucune preuve de la propriété de Gérard.
[3] Le registre de stock d’E.J. Van Wisselingh & Co. indique le marchand londonien, Reid & Lefèvre, comme propriétaire du tableau jusqu’en 1946. [Archives de Van Wisselingh, numéro de stock S 6874, Rijksbureau voor Kunsthistorische Dokumentatie, La Haye, Pays-Bas].
[4] Voir note [3]. Le tableau a été exposé par Peter Eilers of Van Wisselingh & Co. aux Watsons Art Galleries de Montréal en mars 1947 [French paintings of the XIXth and XXth centuries : collection of Mr. P. Eilers, Watson Art Galleries, Montréal, jusqu’au 15 mars 1947, cat. no 20 sous le nom de Paysage à Pont Aven] et vendu au Musée des beaux-arts du Canada la même année.
[5] Le Registre des acquisitions du MBAC donne seulement l’année d’acquisition [dossier de documentation du MBAC].
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