Collections

J.M.W. Turner

1775 - 1851

« Il est le seul peintre qui ait su rendre la surface calme de l’eau ou sa puissance quand elle s’agite, l’effet de l’espace sur les objets lointains ou la beauté abstraite de la couleur naturelle »

– John Ruskin1848.

Joseph Mallord William Turner, l’artiste bien-aimé du romantisme anglais, surnommé « le peintre de la lumière », a réalisé un œuvre immense, qui va de la topographie locale aux orages atmosphériques, et comprend des aquarelles, des huiles et des gravures. Il s’inspire de la peinture de marine hollandaise du XVIIIe siècle, particulièrement de Willem van der Velde, et des paysages italianisants de Claude Lorrain et Richard Wilson. Malgré son succès précoce, son rendu atmosphérique n’exercera toute son influence qu’au XIXe siècle.

Fils d’un barbier et perruquier londonien, Turner fait preuve très tôt de son talent. Il peint sa toute première aquarelle à l’âge de 12 ans. Vers la fin de son adolescence, il maîtrise déjà le style traditionnel, le dessin topographique et l’aquarelle. Entré à l’école de l’Académie royale à l’âge de 14 ans, Turner présente ses aquarelles pour la première fois l’année suivante et ses tableaux à l’huile, six ans plus tard. Souhaitant obtenir une formation additionnelle à celle de l’Académie, il travaille comme coloriste et copiste auprès de Thomas Girtin, et copie des dessins de John Robert Cozens, une figure marquante du début de l’aquarelle anglaise. L’Académie royale l’élit académicien à l’âge de 27 ans. La même année, l’Angleterre et la France, qui étaient en guerre, concluent une paix temporaire grâce au Traité d’Amiens, ce qui permet à Turner d’effectuer le premier de ses nombreux voyages à l’étranger. Durant les cinquante prochaines années, il remplira des centaines de carnets d’esquisses de paysages d’Angleterre, d’Écosse, du Pays de Galles, de Belgique, de France, de Hollande, d’Italie, de Rhénanie, de Suisse et d’ailleurs. Turner étend d’abord sa renommée grâce à l’aquarelle. Les premières peintures qu’il expose à l’âge de 21 ans représentent des monuments et des paysages anglais comme Christ Church, Oxford, vu des environs de Carfax et Vallon au grand arbre. Il pratiquera l’aquarelle toute sa vie et on le considère comme le plus grand aquarelliste de son temps. À la recherche de topographies intéressantes vers la fin des années 1790, Turner découvre la mer qui le marque profondément. Lors de ses sorties sur l’eau, il esquisse rapidement ses impressions qu’il reprend plus tard à l’huile dans son atelier. Pêcheurs de Shoeburyness hélant un caboteur de Whitstable en est un exemple. Il est heureux quand il fait mauvais : le vent et les vagues provoquent dans la mer des convulsions qui expriment son esprit. Après sa première visite en Italie (1819), Turner change de style, non seulement dans les nuances de sa palette et dans l’intensification de ses effets de lumière, mais également dans la liberté de sa technique. Quand il expose Mercure et Argus en 1836, les critiques lui sont tous hostiles. Toutefois, le critique d’art John Ruskin défend l’œuvre. Dans Peintres modernes, son traité sur l’art de 1840, il fait souvent l’éloge de Mercure et Argus et déclare le tableau « fidèle à la nature ». Plus tard dans sa vie, Turner enverra des toiles inachevées aux expositions de l’Académie, qu’il terminera le « jour de vernissage », des prouesses qui sont devenues légendaires. À sa mort à l’âge de 76 ans, Turner laisse quelque 300 tableaux et 20 000 dessins et aquarelles à l’Angleterre. Il est enterré auprès d’autres grands Britanniques dans la cathédrale Saint-Paul.

J.M.W. Turner
Photo : Clore Collection, Tate Gallery, London / Art Resource, NY

Nom à la naissance

J.M.W. Turner

Né Royaume-Uni (Angleterre): Londres, le 23 avril 1775

Décédé

Meurt Royaume-Uni (Angleterre): Londres, le 19 décembre 1851

Nationalité

Grande-Bretagne

Audioguide

Aucun audioguide

Média

Aucun média

Bibliothèque et Archives

Recherche du catalogue

En complément

Aucun extra