Le musée est ouvert pendant les travaux sur la promenade Sussex.

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Nancy Spero

1926 - 2009

« J’ai décidé d’examiner les hommes et les femmes en représentant les femmes, pas simplement pour renverser l’histoire, mais pour voir ce que veut dire de penser le monde par la représentation des femmes. Les personnages collés sont superposés en rythmes rapides pour accentuer leur destin individuel. J’utilise le collage dans mon travail récent pour accroître le tempo des actions des femmes dans la narration et l’histoire. »

- Nancy Spero lors d’une entrevue avec Jon Bird, New York, 1986

Nancy Spero a toujours travaillé en marge du monde de l’art, indépendante des grands mouvements de son époque. Son art est figuratif, politique et ouvertement féministe. Sa rébellion contre l’art dominant se reflète dans ses sujets et les matériaux modestes qu’elle emploie – feuilles de papier, collées bout à bout pour former des panneaux semblables à des rouleaux, imprimées à la main et constituées de collages faits de personnages peints découpés, accompagnés de mots et de phrases dactylographiés ou imprimés.

Nancy Spero obtient son baccalauréat en arts visuels du School of the Art Institute de Chicago en 1949. Étudiante à Chicago, elle est séduite par les artefacts du Field Museum of Natural History, particulièrement les objets de Nouvelle-Guinée, des Nouvelles Hébrides et d’Alaska. À Paris, elle suit des cours à l’Atelier André Lhote et à l’École des beaux-arts en 1949 et 1950. De 1959 à 1964, elle est de retour à Paris et travaille à sa série des « Black Paintings » (Peintures noires) qui sont des énoncés existentiels dans des tableaux sombres et travaillés. Le laborieux travail à l’huile la satisfait de moins en moins. Elle quitte Paris en 1964 pour revenir aux États-Unis. Après cinq ans d’isolement relatif à Paris et fraîchement politisée par la guerre au Viêtnam, elle adopte le dessin. Elle produit une série d’esquisses rapides à la gouache et à l’encre d’hélicoptères géantes semblables à des insectes et des bombes anthropomorphiques qui éjectent leurs victimes.

Au début des années 1970, Nancy Spero change son style. Elle commence à dessiner des images idéographiques inspirées de sources égyptiennes, sumériennes et celtes anciennes. Elle les combine avec des photos d’agences de presse et des textes contemporains pour créer un style narratif dépouillé visuellement, mais moralement et psychologiquement intense. Spero voit une analogie entre ses propres efforts de trouver sa voix comme artiste et la lutte de toutes les femmes pour être entendues dans une société qui privilégie l’expérience masculine.

La femme torturée  est sa première œuvre féministe manifeste. Dans cette œuvre, elle adopte la forme narrative empruntée au codex ou à la frise, et la transforme en cri d’indignation contre les actes de violence.

Nancy Spero
© Christopher Felver/CORBIS/MAGMA

Nom à la naissance

Nancy Spero

Née États-Unis: Ohio, Cleveland, le 24 août 1926

Décédé

Meurt États-Unis: New York, New York, le 18 octobre 2009

Nationalité

États-Unis

Audioguide

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Média

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