Le musée est ouvert pendant les travaux sur la promenade Sussex.

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Mary Scott

1948 -

"Quand j’utilise des textes, j’essaie de présenter plus d’une voix, souvent une voix qui maintient une position théorique et une autre plus littéraire. Je ne cherche pas une seule lecture ou une seule signification."

Mary Scott, 1986

La capacité de l’art à aborder des questions politiques, sociales et culturelles sert de prémisse au travail de Mary Scott. Son art comprend donc théories du langage, critique féministe et psychanalyse. L’identité féminine et sa construction à travers les structures d’une société patriarcale est au coeur de ses préoccupations. Scott tente de résister à la domination de la vision masculine dans l’art par ses interventions féministes où elle utilise textes et images pour démontrer comment le langage joue un rôle dans la construction de l’identité. En suggérant de multiples significations, Scott invite la participation du spectateur.

Scott commence sa carrière à l’Université de Calgary après une dizaine d’années de voyage et de travail. Après l’obtention de son diplôme en 1978, elle s’inscrit à la Nova Scotia School of Art and Design, où elle obtient sa maîtrise en arts visuels en 1980. Comme étudiante, elle remet en question les processus et le matériel pictural traditionnel. Dans son refus d’accepter le pinceau comme seul outil valable de la peinture, Scott choisit de peindre avec une seringue et explore des surfaces alternatives. Elle commence à incorporer du texte dans ses tableaux peints avec d’épaisse couches d’acrylique en 1979. Avide lectrice, elle incorpore un fragment des écrits de Gertrude Stein dans son travail. Dès le début des années 1980, elle commence à inclure des textes tirées de ses lectures dans les domaines de la théorie psychanalytique féministe, de la critique culturelle et de la littérature.

Durant les années qui suivent, Scott élabore son travail à partir d’une approche de plus en plus intellectuelle, puisant à la théorie lacanienne sur la construction de l’identité. Simultanément, elle élabore des surfaces texturées qui évoquent les activités féminines traditionnelles comme le tissage et la broderie. Imago VII (1988), qui fait partie d’une série commencée en 1980, examine le mot psychanalytique " imago ". Ce mot fait allusion à la figure idéalisée depuis l’enfance qui devient un modèle comportemental plus tard dans la vie. Imago VII est la révision abstraite de Scott du dessin de l’anatomie féminine réalisée par Léonard de Vinci. Faite de peinture en aérosol, d’argent et de feuille d’or, d’émulsion acrylique industrielle et de cire sur soie, la matière de l’œuvre élargit les concepts normatifs de la peinture. Les panneaux de soie couverts de cire écaillée créent une texture miroitante. Scott représente le corps féminin sous la forme d’une tenture murale richement tissée et stratifiée.

Mary Scott enseigne à l’Alberta College of Art and Design et poursuit ses investigations du contenu et des matières à Calgary.

Mary Scott

Nom à la naissance

Mary Scott

Née à Calgary (Alberta), 1948

Nationalité

Canada

Audioguide

Aucun audioguide

Média

« Les titres comme repères » . (0 min 40 sec)

« La femme : la re-tricoter dans la structure » (3 min 59 sec)

De Vinci : « ...un inspirateur fascinant. » [dessin ou portrait de De Vinci] (0 min 46 sec)

« La soie : durable, souple, docile ». (1 min 24 sec)

« L’idée de beauté. » (1 min 9 sec)

Sa forme m’importe peu, c’est son sens qui m’intéresse. (1 min 16 sec)

« Mon art et le spectateur : c’est un appel, c’est un appât ». (1 min 33 sec)

« J’ai tellement lu quand j’étais petite... » (1 min 8 sec)

« Choisir l’art » (0 min 41 sec)

« Je n’ai jamais aimé toutes ces lois de la peinture ». (2 min 8 sec)

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