Le musée est ouvert pendant les travaux sur la promenade Sussex.

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Marian Scott

1906 - 1993

« Si la libération de l´homme est le but principal de l´action, la fonction du créateur est tout aussi essentielle que celle du politicien ou de l´économiste. Le créateur libère au moyen du mot, de l´organisation plastique, du rythme de la composition. Sa révolution vise à la métamorphose complète du monde. »
(Marian Scott, 1936)

L´activité de Marian Dale Scott en tant que peintre, muraliste, dessinatrice et graphiste s´étend sur soixante-dix années et suit de près l´évolution de l´art moderne au Québec. Au début de sa carrière d´artiste dans les années trente, elle rejette les tendances nationalistes en faveur des mouvements internationaux, explorant une variété de sujets : le paysage, les scènes urbaines et la figure humaine, ainsi que les formes botaniques, le monde cellulaire et l´abstraction géométrique. Elle expérimente différents styles, allant d´une approche rigoureuse soulignant la structure et l´organisation à un travail plus spontané centré sur le geste.

En 1917, alors qu´elle n´a que onze ans, Marian Dale commence à suivre des cours auprès de William Brymner et d´Alberta Cleland à l´Art Association of Montreal et, l´année suivante, elle expose déjà ses œuvres. Elle passe trois ans à l´École des beaux-arts et au Monument national où, dans les deux cas, elle étudie auprès d´Edmond Dyonnet. Elle part ensuite à Londres où elle fréquente pendant sept mois la Slade School of Art, auprès d´Henry Tonks. À son retour à Montréal en 1927, elle recommence à peindre et, l´année suivante, elle épouse Frank Scott, un professeur de droit, poète et futur fondateur de la Ligue pour la reconstruction sociale. C´est en 1936 que Marian Scott s´associe à Norman Bethune et au peintre Fritz Brandtner pour enseigner au Children?s Art Centre pour les enfants défavorisés, qui vient d´ouvrir ses portes. Plus tard, elle occupe d´autres fonctions dans l´enseignement à l´école Saint-George, aux côtés d´Arthur Lismer au Musée des beaux-arts de Montréal, puis au Collège Macdonald près de Montréal.

Les premières œuvres de Scott, des paysages où la géométrie occupe une grande place, sont influencées par le Groupe des Sept. Au milieu des années trente, elle expérimentait déjà une variété de sujets dans un style simplifié et moderne. Ses études botaniques ont été inspirées par le travail de Georgia O?Keeffe et son approche linéaire de la figuration, par Modigliani. S´intéressant de plus en plus aux questions sociales, elle se tourne vers des représentations illustrant les interactions entre les humains, notamment dans le tableau intitulé Le parc (v. 1936-1940), ainsi que vers des interprétations semi-abstraites du monde urbain et industriel. En 1941, Scott obtient une commande pour créer une murale pour la Faculté de médecine de l´université McGill. L´œuvre qu´elle réalise, inspirée de formes microscopiques, la motive à entreprendre d´autres explorations du monde cellulaire, comme dans Variations : cellule et fossile, no. 6 (1946) par exemple. Par la suite, sa peinture devient de plus en plus abstraite ; elle expérimente la peinture gestuelle au début des années soixante, avant d´entreprendre des œuvres à la géométrie affirmée, notamment dans son tableau intitulé Artefact (1970).

Marian Scott est un membre fondateur de la Société d´art contemporain, et fut membre de la Fédération des artistes canadiens, du Groupe des Peintres canadiens, de l´Académie royale des arts du Canada et du Conseil de la Peinture du Québec. En 1967, elle obtient le prix d´achat du Thomas More Institute, et en 1969, le prix d´achat Baxter de l´Ontario Society of Artists.

Marian Scott

Nom à la naissance

Marian Scott

Née Canada: Québec, Montréal, le 26 juin 1906

Décédé

Meurt Canada: Québec, Montréal, le 28 novembre 1993

Nationalité

Canada

Audioguide

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Média

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