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Roxy Paine

1966 -

« Je pense que les humains sont à la fois machine et nature. » 2007 

Logiciels, physique, science, chimie et botanique jouent un rôle important dans la pratique de Roxy Paine. Son œuvre explore les interactions entre l’humain et la nature, et se veut également une méditation sur le temps à l’ère industrielle. 

Paine naît à New York et grandit à McLean, en Virginie, une banlieue de Washington. Cadet de cinq enfants, il est élevé dans une maison remplie de livres d’art. Son père l’amène souvent visiter des musées. Paine abandonne l’école à 15 ans, et il dira plus tard : « c’est la première décision consciente que j’ai prise ». La même année, il part pour la Californie, puis aboutit au Nouveau-Mexique où il étudie au College of Santa Fe. En 1988, il s’installe à New York et s’inscrit au Pratt Institute à Brooklyn, où il reste deux ans, y apprend la peinture, puis la sculpture. 

 La fin des années 1980 marque un changement sur la scène artistique new-yorkaise. Les loyers dans le Lower East Side, quartier d’artistes, commencent à augmenter régulièrement. Premier arrêt de la ligne L du métro à l’extérieur de Manhattan, Williamsburg, à Brooklyn, devient le nouveau havre des créateurs. Avec des loyers plus bas et la proximité de la ville, c’est un endroit idéal pour celles et ceux qui ne se résolvent pas à quitter l’ombre de l’Empire State Building. C’est là que Paine et plusieurs de ses amis ouvrent une galerie collective, la Brand Name Damages, sur Bedford Avenue. L’inauguration a lieu en 1989, et l’expérience ne dure qu’un an et demi. Paine s’en souvient comme de « la plus formatrice de toutes, l’occasion d’échouer et d’être capable de rebondir ». 

Lorsqu’il aborde un nouveau sujet, il l’étudie en profondeur, en apprend la langue, les éléments, les règles, les cadres temporels et les limites, jusqu’à ce qu’il sente qu’il le maîtrise suffisamment pour en manipuler les éléments. Son étude des systèmes linguistiques est au cœur de ses Réplicants, des reconstitutions réalistes de champignons toxiques, d’herbe à puce, de mauvaises herbes et autres végétaux illicites. Ces œuvres ont évolué avec sa connaissance des systèmes linguistiques, tout comme ses œuvres qui sont devenues des machines technologiquement complexes, qu’il a construites et programmées pour qu’elles semblent créer toutes seules peintures et sculptures. 

Depuis la fin des années 1990, Paine travaille à ses Dendroïdes, de grandes sculptures d’arbres en acier inoxydable, habituellement ramifiés, mais sans feuilles. Ces œuvres sont généralement installées en plein air, et offrent un contraste saisissant avec les véritables arbres qui les entourent (Ligne de cent pieds). Ces sculptures combinent magistralement le réalisme de ses Réplicants et un mélange d’organique et d’artifice, tout en mettant de l’avant les technologies présentes dans ses pièces-machines. Paine explique : 

Ils sont faits du matériau le plus antiéthique qui soit par rapport à la version organique : l’acier inoxydable est froid, lourd, rigide et industriel. Les tuyaux des Dendroïdes sont fabriqués à partir de ceux utilisés dans les usines pharmaceutiques, l’industrie lourde, etc. Il y a une dimension transformative dans ces pièces, une transformation alchimique, symbole potentiel des conséquences positives et négatives de la technologie. 2007


En 1997, Paine reçoit le Trustees Award for an Emerging Artist de l’Aldrich Contemporary Art Museum.Ses œuvres font partie de nombreuses collections d’institutions du monde entier, notamment celles du Museum of Modern Art, à New York, du San Francisco Museum of Modern Art, en Californie, du De Pont Museum of Contemporary Art, à Tilburg, aux Pays-Bas, et du Montenmedio Arte Contemporaneo, à Cadix, en Espagne.

Roxy Paine

Nom à la naissance

Roxy Paine

Né États-Unis: New York, New York, 1966

Nationalité

États-Unis

Audioguide

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Média

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