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Christiane Pflug
1936 - 1972
« C’est ce que je […] ressens à propos de la peinture, quelque chose est révélé qui autrement ne serait pas su. » (1970)
Par son style précis, mystérieux, Christiane Pflug est catégorisée comme peintre réaliste magique. Mère dévouée de deux enfants, elle choisit souvent des sujets qui lui sont suggérés par les objets et les points de vue s’offrant à elle dans son environnement domestique. Les thèmes de la nostalgie, de la mélancolie et de la tradition reviennent régulièrement dans son travail.
Née d’une mère célibataire en Allemagne à l’époque de la Seconde Guerre mondiale, Pflug passe la majeure partie de son enfance dans des familles d’accueil en Bavière, ailleurs en Allemagne et en Autriche. Sa mère, qui s’est engagée comme infirmière bénévole pour la Croix-Rouge, y envoie Christiane, alors âgée de quatre ans, pour la protéger de la violence qui règne à Berlin. Régine, styliste, encourage sa fille à cultiver sa créativité et son sens artistique; une fois la famille réunie, à la fin des années 1940, Christiane travaille dans l’atelier de sa mère. En 1953, elle déménage à Paris pour étudier à l’institut de la mode de l’École Baziot. C’est dans cette ville qu’elle rencontre Michael Pflug, jeune médecin qu’elle épousera par la suite et qui exercera une maîtrise presque complète sur sa production artistique.
Michael Pflug, qui a reçu une formation en arts et espère encore être reconnu comme un grand peintre, enseigne à sa femme la perspective, la théorie de la couleur et les principes généraux de la conception. Son contrôle rigoureux du style et de la production de Christiane insuffle à cette dernière des idéaux de perfection et de complétude. Malgré leur relation tumultueuse (et parfois abusive), ils se marient en 1956 et déménagent peu après en Tunisie, pour le travail de Michael. Là, le couple donne naissance à deux filles, Esther et Ursula, qui deviennent, de même que leurs jouets, des sujets privilégiés de Christiane (Porte de cuisine et Esther) (Porte de cuisine en hiver II). En 1959, la famille s’installe à Toronto, au Canada.
Ici, Pflug connaît un grand succès. Elle est représentée par l’Avrom Isaacs’ Gallery de 1962 à 1967, et ses peintures et dessins font l’objet d’expositions rétrospectives au Musée des beaux-arts de Winnipeg, à l’Hart House et à la Sarnia Art Gallery. Elle vend toutes les toiles de sa première exposition avec Isaacs (1962) et reçoit des subventions du Conseil des arts du Canada en 1967 et 1968. Christiane Pflug, ayant toute sa vie souffert de grave dépression, se suicide en 1972 à la pointe de Hanlan, dans l’île de Toronto.
Nom à la naissance
Christiane Pflug
Né
Née Allemagne: Berlin, le 20 juin 1936
Décédé
Meurt à Toronto (Ontario), le 04 avril 1972
Nationalité
Allemagne, Canada
Audioguide
Aucun audioguide
Média
Aucun média
Bibliothèque et Archives
En complément
Aucun extra
Lynn Sullivan
Le huard
Porte de cuisine et Esther