Le musée est ouvert pendant les travaux sur la promenade Sussex.

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Marcel Barbeau

1925 -

"Je ne cherche pas la beauté, j’essaie de faire un tableau vibrant."

Marcel Barbeau

Durant sa carrière, Marcel Barbeau a exploré diverses directions dans sa pratique artistique puisqu’il réagissait à son élan créateur et au désir de dépasser les limites d’une forme donné. En 1948, il comptait parmi les signataires du manifeste controversé, Refus Global, et est resté fidèle à ses idéaux d’expression spontanée et de primauté des arts.

Avec ses camarades de classe, le peintre Jean-Paul Riopelle et le photographe Maurice Perron, Barbeau étudie à l’École du Meuble de Montréal de 1942 à 1947 où l’artiste Paul-Émile Borduas leur enseigne. Ils participent tous au mouvement automatiste, fondé sur l’idée des surréalistes français de faire appel à l’inconscient comme source d’inspiration.

En 1947, Barbeau réalise des tableaux " all over " grâce à des traits gestuels, des giclées et des dégoulinements de peinture faits de manière spontanée. Son ami, le poète Claude Gavreau, appuie ce travail et le considère comme la fine pointe de l’avant-garde automatiste, mais Borduas le rejette en prétendant qu’il manque de perspective, de profondeur et d’équilibre. Barbeau détruit ces œuvres.

Entre-temps, il assiste aux réunions avec de intellectuels à la maison de Borduas. Ces artistes, poètes, écrivains et danseurs sentent le besoin de se libérer des contraintes de la société conservatrice de Montréal afin de réaliser leurs idées créatrices. Le résultat est le manifeste controversé, intitulé Refus Global, (1948), une expression de leurs espoirs et de leurs désirs de changer la société dans laquelle ils vivent, en encourageant la spontanéité et l’authenticité dans les arts.

De 1958 à 1974, Barbeau vit et travaille à Vancouver, Paris, New York et dans le sud de la Californie avant de revenir au Québec. Pendant son séjour à Paris, il se concentre sur l’utilisation de la couleur pure et l’altération de la perception visuelle du spectateur. En 1963, il peint Jules, une composition formée de trois grands points noirs dans un rectangle rouge vif sur fond blanc. Après la contemplation de l’œuvre, la vision des points persiste. spectateur continue à voir ces points.

Une exposition du travail post-automatiste de Barbeau, de la fin des années 1950 et du début des années 1960, a lieu à Paris en 1971. La critique salue cette production et Barbeau est alors reconnu comme un artiste d’art contemporain de réputation internationale. Dans les années 1970, il combine la peinture à la musique et à la danse pour créer des événements interdisciplinaires, et revient à sa méthode gestuelle spontanée. Actuellement, Barbeau vit près de Paris et passe ses étés au Québec.

Marcel Barbeau est officier de l’Ordre du Canada et membre de l’Académie royale des arts du Canada. Il fut l’un des premiers lauréats du Prix Victor-Martyn-Lynch-Staunton du Conseil des arts du Canada, qui souligne le travail d’artistes à mi-carrière.  M. Barbeau a reçu, en 013, le prix du Gouverneur général en arts visuels et en arts médiatiques.

Marcel Barbeau
Marcel Barbeau, Sutton, juillet 2002. Photo par Ninon Gauthier

Nom à la naissance

Marcel Barbeau

Né Canada: Québec, Montréal, le 18 février 1925

Nationalité

Canada

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Média

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