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Jamelie Hassan

1948 -

"Je suis allée au Musée des beaux-arts du Canada et je regardais anxieusement LosDesaparecidos et un agent de sécurité est venu vers moi et m’a dit, " Ça va, c’est de la politique." Pas de l’art, de la politique. Et j’ai poussé un grand soupir de soulagement. Et j’ai quitté le musée en pensant, très bien, cette œuvre sera éloquente, elle restera évocatrice et elle occupera cet emplacement significatif d’où elle pourra parler dans l’institution. L’institution ne l’avale pas."

- Jamelie Hassan, dans " Identity and Cultural Displacement ", dans Jamelie Hassan et al., Jamelie Hassan, La Chambre Blanche, Québec, 1996, p. 22.

L’art et le militantisme s’entremêlent dans la vie de Jamelie Hassan. Son art est à la fois personnel et politique et porte sur les problèmes mondiaux des interactions culturelles, de l’assujettissement des femmes, du colonialisme, du racisme et des conflits politiques. Utilisant des artefacts traditionnels ou de la culture contemporaine, elle travaille avec un langage visuel multiculturel.

Hassan étudie à l’Académie des beaux-arts de Rome (1967), à l’École des beaux-arts de Beyrouth au Liban (1968), à l’Université de Windsor (1969) et à l’Université de Mustansyria à Bagdad (1978-1979). Dans les années 1960, elle est au fait de l’art " régional " de London en Ontario, notamment du travail de Greg Curnoe, Murray Favro, Ron Martin, Dave Gordon et John Boyle. Ses voyages enrichissent considérablement son évolution artistique. Une visite au Liban en 1967 l’enracine dans son patrimoine culturel libanais. En 1976-1977, elle aiguise sa conscience politique en fréquentant les cultures postcoloniales de l’Amérique centrale et du Sud. Elle visite également la France, l’Allemagne et la Chine.

L’une des onze enfants d’une famille d’immigrants libanais, Hassan grandit dans un foyer arabophone de London en Ontario. Elle commence à travailler à temps plein comme artiste en 1972. En 1976, elle entreprend d’exposer des " actualisations ", des reconstructions grandeur nature en fibre de verre ou en céramique d’objets. Dans son art, elle utilise la photographie, le texte et des artefacts culturels existants pour faire des références multiculturelles. Elle aborde des problèmes mondiaux comme le déplacement culturel, la dictature en Argentine (Los Desaparecidos, 1981) et les récits de métissage culturelle (Boutros l’Arménien / un Méditerranéen moderne, 1997). En 1983, Hassan co-fonde Embassy Cultural House, la coopérative artistique de London, et fait partie de son conseil d’administration de 1985 à 1990.

Prix

2001 : Prix du gouverneur général en arts visuels

Jamelie Hassan
© John Tamblyn

Nom à la naissance

Jamelie Hassan

Née à London (Ontario), le 01 septembre 1948

Nationalité

Canada

Audioguide

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Média

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