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Edgar Degas

1834 - 1917

«Il faut avoir une haute idée, non pas de ce qu’on fait, mais de ce qu’on pourra faire un jour; sans quoi, ce n’est pas la peine de travailler. »

- Edgar Degas, v. 1903

Peintre, graveur, sculpteur et photographe, Edgar Degas fait partie des fondateurs du groupe des impressionnistes en 1874. Il exposera dans sept de ses huit expositions même s’il se définit comme un naturaliste et croit que les paysages sont de bons arrière-plans. Inspiré par la ville de Paris, il propose des vues intimes de la vie de ses citoyens, des portraits mélancoliques aux scènes de courses, de ballet, de théâtre, de blanchisserie, etc.

Né dans une riche famille de banquiers, Degas montre de l’intérêt pour l’art dès son jeune âge et visite souvent les musées en compagnie de son père qui est né en Italie. Il s’inscrit comme copiste au Louvre et au Cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale. Il étudie brièvement à la Faculté de droit, mais il reste convaincu de sa vocation d’artiste. En 1855, il entre à l’École des Beaux-Arts et suit les cours de Louis Lamothe, un étudiant du peintre Jean Dominique Ingres. Degas finira par rencontrer Ingres, qui exerce une influence dominante sur sa pratique. Le célèbre artiste lui aurait dit, « Faites des traits, jeune homme, beaucoup de traits. » En 1856, Degas voyage en Italie pour étudier les chefs-d’œuvre de la Renaissance italienne, s’arrêtant à Naples pour rendre visite à la famille. Il passe trois ans à Rome avec d’autres artistes français de passage. De retour d’Italie, Degas loue un grand atelier dans le IXe arrondissement de Paris, un quartier qu’il habitera jusqu’à sa mort. Célibataire endurci, Degas adore Paris et la quitte rarement. Il visite l’Italie à l’occasion et se rend à Londres pour la première fois à la fin de sa trentaine. Son voyage à la Nouvelle-Orléans en Louisiane, au début des années 1870, pour rendre visite à la famille maternelle, est une vaste entreprise.

Fortuné, Degas n’a nul besoin d’exposer ni de vendre des tableaux pour gagner sa vie. Il se prête donc à mille expérimentations dans ses œuvres et il y choisit librement angles, perspectives et sujets. Dans Danseuses à la barre (v. 1900), le tulle vaporeux et transparent des tutus masque la forme des danseuses tout en la soulignant. Une étude attentive de ce pastel inachevé révèle certaines de ses techniques. Il a utilisé de la vapeur pour fixer au papier le bleu des tutus et c’est avec un pinceau humide qu’il a allongé le trait de fusain qui trace le contour des tutus afin de bien faire comprendre la légèreté du tissu. Il emploie aussi des techniques inusitées pour ajouter des détails aux plinthes, d’abord en étalant du pastel brun puis en l’attaquant avec une gomme pour créer des rehauts marqués.

Dans Chevaux de course, Degas conjugue sa pratique photographique et sa fine maîtrise du pastel pour saisir l’atmosphère survoltée d’un champ de courses avant le coup de départ. Les pur-sangs nerveux qui bondissent hors du cadre de l’image, l’entassement au centre de la scène et les jockeys flous d’agitation concourent tous à nous donner l’impression que tout se passe trop vite pour être saisi par l’objectif.

Degas commence à perdre la vue dans les années 1880, ce qui l’incitera à multiplier les expérimentations en dessin et en peinture, ainsi qu’en sculpture. Au-delà de ses tableaux miroitants, de ses pastels iridescents et ses incomparables sculptures, Degas laissera le souvenir d’un artiste à l’œuvre débordante d’expérimentations.

Edgar Degas
Autoportrait, 1857

Nom à la naissance

Edgar Degas

Né à Paris (France), le 19 juillet 1834

Décédé

Meurt à Paris (France), le 26 septembre 1917

Nationalité

France

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