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Expositions

Certains documents conservés à Bibliothèque et Archives enrichissent l’aire d’exposition située dans le foyer de la Bibliothèque. Ouverte au public pendant les heures d'ouverture du Musée.

Dante Gabriel Rossetti, « The Maid of Elfin-mere [Les servants d’Elfin-Mere] », dans William Allingham, The Music Master: A Love Story and Two Series of Day and Night Songs, Londres, George Routledge, 1855, gravure des frères Dalziel. Edward Burne-Jones, « The Summer Snow [Neige d’été] », dans Good Words, Londres, Alexander Strahan and Company, 1863, gravure des frères Dalziel.

 

L’ILLUSTRATION PRÉRAPHAÉLITE. UNE SÉLECTION DE BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES DU MUSÉE DES BEAUX-ARTS DU CANADA

Bibliothèque et Archives du Musée des beaux-arts du Canada

Exposition no 51

6 octobre 2015 – 24 mars 2016

 

William Holman Hunt (1827–1910), John Everett Millais (1829–1896) et Dante Gabriel Rossetti (1828–1882) fondent la confrérie préraphaélite à Londres en 1848. Désabusés par la peinture académique de leur temps, ils cherchent alors à reproduire le principe de « fidélité à la nature » de John Ruskin, en s’inspirant d’abord des artistes des débuts de la Renaissance italienne (avant Raphaël), puis d’Albrecht Dürer (1471–1528), de Jan van Eyck (v. 1380/1390–1441) et des membres du mouvement nazaréen allemand, dont Julius Schnorr von Carolsfeld (1794–1872), Moritz Retzsch (1779–1857) et Johann Friedrich Overbeck (1789–1869).

Attirés par la vision d’un passé romantique, les préraphaélites puisent aussi leur inspiration dans des sources médiévales, bibliques et littéraires, en privilégiant les thèmes de l’amour, de la mort et de la perte. Plus encore, ils considèrent l’illustration comme une discipline artistique égale à la peinture. De nombreux artistes partageront leurs idées dans les années 1850, notamment leurs amis et collègues Ford Madox Brown (1821–1893), Edward Burne-Jones (1833–1898), Arthur Hughes (1832–1915) et Frederick Sandys (1829–1904). Les changements sociaux et technologiques de la seconde moitié du XIXe siècle les amèneront à publier un grand nombre d’œuvres dans les livres et les revues britanniques.

De fait, plusieurs progrès technologiques marquent leur époque. Dans le domaine de l’impression, le plus important relève de la gravure sur bois qui, dans les années 1850, devient le moyen de reproduction mécanique par excellence des livres et des revues. Peu coûteux, il permet la diffusion de publications illustrées auprès d’un plus large public et sa popularité entraîne la création d’entreprises spécialisées telles celle de Joseph Swain ou celle des frères Dalziel plus prospère. L’illustration représente avant tout un art collaboratif, un partenariat entre l’artiste et le graveur sur bois. Les frères Dalziel, par exemple, sont souvent approchés par les grands éditeurs pour qu’ils obtiennent en leur nom des créations d’artistes.

Consulter la liste des expositions présentement à l'affiche.

EXPOSITIONS PASSÉES DE LA BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES DU MUSÉES DES BEAUX-ARTS DU CANADA

 

 

 

 

 

 

LES PRIX DE LA SOCIÉTÉ ALCUIN POUR L’EXCELLENCE DE LA CONCEPTION GRAPHIQUE DU LIVRE AU CANADA

Bibliothèque et Archives du Musée des beaux-arts du Canada

8 septembre – 2 octobre 2015

Fondée en 1965 pour servir les intérêts des bibliophiles et favoriser une plus grande appréciation des livres de qualité, la Société Alcuin est le seul organisme à but non lucratif au Canada voué aux livres et à la lecture dans tous leurs aspects. Le concours annuel organisé par la Société Alcuin vise à récompenser l'excellence dans la conception graphique au Canada. L’exposition présente les lauréats du concours.

Organisée par la Société Alcuin.

LINCOLN KIRSTEIN. MÉCÈNE AMÉRICAIN D'ALEX COLVILLE

Bibliothèque et Archives du Musée des beaux-arts du Canada

Exposition no 50

24 avril – 7 septembre 2015

La présente exposition dévoile la relation qu’Alex Colville (1920–2013), peintre canadien, a entretenue avec Lincoln Kirstein (1907–1996), cofondateur du New York City Ballet en 1948. Les deux hommes ont fait connaissance en 1952 par l’entremise d’Edwin Hewitt, de la Hewitt Gallery de Manhattan. Kirstein devient par la suite l’un des plus influents mécènes de Colville en acquérant trois tableaux et un grand nombre de sérigraphies. Bien que Colville se tienne sciemment à distance du milieu artistique, cette correspondance prouve non seulement qu’il se renseigne sur les tendances de l’art moderne, mais aussi que Kirstein demeure attentif à ses réflexions sur l’art en général et sur ses progrès en particulier.

 

PAUL PEEL (1860–1892). ŒUVRES CHOISIES PAR LES ARCHIVES

 

Bibliothèque et Archives du Musée des beaux-arts du Canada

Exposition no 49

6 janvier – 17 avril 2015

Cette exposition rassemble des photos, des aquarelles, des peintures sur ivoire et d’autres pièces associées à Paul Peel, l’un des peintres les plus célèbres du Canada.

 

Paul Peel est l’un des premiers peintres canadiens à connaître un franc succès à l’étranger. Durant la seconde moitié du XIXe siècle, ses toiles sont régulièrement exposées au prestigieux Salon de la Société des artistes français à Paris. En 1889, Peel y reçoit entre autres une mention honorable pour Baigneuse vénitienne (Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa) et l’année suivante, une médaille de bronze pour Après le bain (Musée des beaux-arts de l’Ontario, Toronto).

 

Cette exposition est une des rares occasions de découvrir l’univers intime de Paul Peel. La plupart des œuvres sélectionnées ont été rassemblées de son vivant, puis conservées par sa famille après sa mort à Paris, en 1892. Trois générations successives (de Chicago, Copenhague, Nice et Laguna Beach) ont pris soin de cette collection avant d’en faire don à Bibliothèques et Archives du Musée des beaux-arts du Canada.

 

 

Né à London (Canada-Ouest), en 1860, Paul Peel apprend les rudiments de son métier chez lui, avec son père Robert Peel, sculpteur sur pierre et professeur de dessin. Il devient ensuite l’élève de William Lees Judson à la Western School of Art. En 1877, il est admis à la Pennsylvania Academy of the Fine Arts où il étudie la figure humaine auprès de Christian Schussele et Thomas Eakins. En 1880, il fréquente brièvement la Royal Academy of Arts de Londres. En 1881, il s’installe à Paris et étudie à l’Académie Julian et à l’École des beaux-arts sous la direction de plusieurs grands représentants de la tradition académique française, tels que Jules Joseph Lefebvre, Henri Lucien Doucet et Jean-Léon Gérôme. Il meurt d’une pneumonie à Paris, en 1892, à l’apogée de sa carrière, fort apprécié pour la virtuosité technique de ses scènes domestiques, ses nus et ses paysages.

 

 

Bibliothèque et Archives du Musée des beaux-arts du Canada tient à remercier Patricia Brooks-Hammond et Joan Mackie d’avoir généreusement offert cette collection qui constitue désormais le fonds Paul Peel et Isaure Verdier Peel.

 

 

Pour de plus amples renseignements sur Paul Peel, veuillez communiquer avec Bibliothèque et Archives du Musée des beaux-arts du Canada.