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Bourses en art canadien

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2009/2010

Fern Bayer, de Toronto (Ontario), détient une maîtrise de l’Université de Toronto et a été conservatrice en chef de la collection d’œuvres d’art du gouvernement de l’Ontario. Forte d’une longue expérience dans l’organisation d’expositions et la production de publications, elle est maintenant chercheure indépendante, conservatrice et consultante. Grâce à une bourse en art canadien, madame Bayer poursuivra ses recherches en vue de la publication d’un catalogue raisonné des œuvres du regroupement d’artistes General Idea et de la rédaction d’un essai sur la production artistique de ce dernier.

Virginia Solomon, de Brooklyn, New York, est diplômée de la Stanford University et détient une maîtrise de l’University of Southern California, où elle poursuit actuellement son doctorat. Ses recherches porteront sur la façon dont les projets de General Idea énumèrent une manière différente de comprendre l’être, la fabrication de sens, et le potentiel politique de l’art.

2008/2009

Kristy Holmes, de Sackville (Nouveau-Brunswick), a obtenu une bourse en art canadien. Les travaux de Mme Holmes porteront sur la définition et la construction de l’art canadien à la fin des années 1960 et au début des années 1970 et s’intéresseront plus particulièrement à quatre expositions internationales majeures présentées par le Musée des beaux-arts du Canada, dont Véritable amour patriotique (1971) de Joyce Wieland. Kristy Holmes détient un doctorat de l’Université Queen’s, à Kingston. Elle est également titulaire d’une maîtrise de l’Université de Leeds, au Royaume-Uni. Mme Holmes a enseigné à l’Université Queen’s et à l’Université Mount Allison à Sackville, et sera professeure adjointe en histoire de l’art à Lakehead University, Thunder Bay, Ontario.

Julia Pine, d’Arnprior (Ontario), elle aussi lauréate d’une bourse en art canadien, étudiera comment les artistes canadiens ont utilisé le vêtement et l’idiome du corps habillé comme source d’inspiration, d’humour et de critique culturelle. Julia Pine est diplômée de l’Université Carleton, où elle poursuit actuellement son doctorat. Mme Pine a organisé des expositions au Musée Bata de la chaussure à Toronto et a publié de nombreux textes sur l’art et la mode.

2007/2008

Une bourse de recherche dans le domaine de l’art canadien a été décernée à Madame Anne-Marie Ninacs, de Montréal (Québec). Elle détient des diplômes de maîtrise en études des arts et en muséologie de l’Université du Québec à Montréal et de l’Université de Montréal. Conservatrice de l’art actuel au Musée national des beaux-arts du Québec, elle a également une vaste expérience en commissariat d’expositions et elle est l’auteur de nombreuses publications. Pendant sa résidence au Musée des beaux-arts du Canada, elle étudiera la relation entre la créativité et la spiritualité dans les œuvres, les textes et les théories de David Brown Milne.

2006/2007

Dominic Hardy, Ph.D., de Montréal (Québec) examinera le programme des acquisitions et des expositions de caricatures du Musée des beaux-arts du Canada, en mettant l'accent sur l'énorme travail effectué par le Musée dans ce secteur depuis près d'un siècle. M. Hardy a occupé des postes en conservation, en administration scolaire et en enseignement dans des galeries d'art et des universités canadiennes et a travaillé activement auprès de nombreux organismes artistiques. Il a terminé son doctorat en histoire de l'art à l'Université Concordia.

La deuxième bourse de recherche dans le domaine de l'art canadien a été décernée à William Wood de Vancouver (Colombie-Britannique), dont les travaux de recherche seront axés sur l'histoire de l'art contemporain au Canada dans une perspective critique, théorique et sociale élargie. M. Wood étudiera des stratégies fictives utilisées dans des vidéos produites à Toronto de 1975 à 1985 et analysera plus particulièrement une série d'oeuvres créées par Vera Frenkel, General Idea, John Massey et Tom Sherman. Écrivain et chercheur, M. Wood a été rédacteur en chef du magazine Vanguard et a enseigné dans diverses universités canadiennes.

La troisième bourse de recherche dans le domaine de l'art canadien a été remise à Kirsten Olds d'Ann Arbor (Michigan). Mme Olds étudie les collectifs d'artistes dans les années 1970; pendant sa résidence au Musée des beaux-arts du Canada, ses travaux de recherche ont essentiellement porté sur la collection de General Idea, qui est actuellement prêtée au Musée. Mme Olds détient une maîtrise en histoire de l'art de l'Université du Michigan, où elle est actuellement candidate au doctorat. Elle possède une vaste expérience en enseignement et en conservation.

2005/2006

Patricia Grattan de St. John's (Terre-Neuve) étudiera le lien entre les arts visuels et la géologie et son expression dans l'art paysager canadien au cours des deux derniers siècles. Patricia Grattan est conservatrice et rédactrice à son compte. Elle a occupé des postes en conservation, en administration des arts et en enseignement à St. John's depuis 1976 et oeuvre activement au sein d'organismes d'arts provinciaux et nationaux depuis plus de 30 ans. De 1982 à 2003, elle a été directrice administrative et conservatrice principale de la Art Gallery of Newfoundland and Labrador.

Katie Cholette d'Ottawa (Ontario) est candidate au doctorat en études canadiennes à l'Université Carleton. Les travaux de recherche de Mme Cholette porteront sur les rapports entre Greg Curnoe et Jack Chambers, deux artistes de London (Ontario), et le Musée des beaux-arts du Canada dans les années 1960 et 1970, période qui vit la montée du nationalisme culturel au Canada et qui donna lieu à d'intenses débats sur le rôle de l'artiste contemporain comme promoteur de l'identité culturelle nationale.

2004/2005

Jayne Wark, Ph.D., de Halifax (Nouvelle-Écosse), est lauréate d'une bourse en art canadien pour ses recherches en vue de publier une histoire de l'art conceptuel au Canada. Son projet l'amènera à consulter en particulier la collection Art Metropole (offerte en 1999 à la Bibliothèque du Musée des beaux-arts par Jay A. Smith, de Toronto), ainsi que les archives de General Idea (prêtées à la Bibliothèque du Musée des beaux-arts par AA Bronson). Mme Wark est professeure agrégée en histoire de l'art au Nova Scotia College of Art and Design et est titulaire d'une chaire à la Historical and Critical Studies Division de ce collège. Elle a obtenu un doctorat en histoire de l'art de l'Université de Toronto et compte à son actif un nombre considérable d'articles et de conférences sur l'histoire et la théorie de l'art au XXe siècle.

Lesley Johnstone, de Montréal (Québec), est lauréate d'une bourse en art canadien pour ses recherches sur l'histoire des revues d'art au Canada des années 1960 à nos jours, grâce auxquelles elle tentera de déterminer l'influence que ces revues ont eue sur l'élaboration d'un discours sur l'art contemporain au Canada. Mme Johnstone a obtenu un baccalauréat en théorie de l'art de l'Université d'Ottawa et une maîtrise en histoire de l'art de l'Université de Montréal. Au cours de sa longue carrière dans le milieu de l'édition d'ouvrages sur l'art, elle a travaillé entre autres pour le magazine Vanguard, les Éditions Artexte et le Centre canadien d'architecture de Montréal. Tout récemment, elle a occupé le poste de coordonnatrice artistique du Festival international de jardins de Métis, au Québec.

Jessica Bradley, conservatrice et critique indépendante établie à Toronto (Ontario), reçoit une bourse de voyage pour les recherches qu'elle effectuera au Musée des beaux-arts sur le travail novateur de Iain Baxter, de la N.E. Thing Company, et de Les Levine de 1965 à 1971. Mme Bradley a fait des études de premier cycle en histoire de l'art à l'Université Carleton, à Ottawa, et à l'Université York, à Toronto, et est titulaire d'une maîtrise en communications et en études culturelles de l'Université McGill. Elle a occupé de hautes fonctions dans le domaine de la conservation au Musée des beaux-arts du Canada et, dernièrement, au Musée des beaux-arts de l'Ontario où elle a été conservatrice de l'art contemporain de 1995 à 2003.

Linda Morra, Ph.D., de Vancouver (Colombie-Britannique), est lauréate d'une bourse de voyage qui lui permettra d'explorer les ressources du Musée des beaux-arts du Canada ainsi que de Bibliothèque et Archives Canada, qui ont trait à son étude sur la vie littéraire et les publications d'Emily Carr. Mme Morra a obtenu un baccalauréat et une maîtrise en littérature anglaise de l'Université de Toronto et de l'Université d'Ottawa respectivement, de même qu'un doctorat en études canadiennes de l'Université d'Ottawa. Elle est actuellement titulaire d'une bourse postdoctorale du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada et étudie les écrits d'Emily Carr au Centre for Research in Women's Studies and Gender Relations, à l'Université de la Colombie-Britannique.

2003/2004

Fern Bayer, de Toronto (Ontario), est lauréate d’une bourse en art canadien pour ses recherches en vue de la publication d’un catalogue raisonné des œuvres du regroupement d’artistes General Idea. Mme Bayer a été conservatrice en chef de la collection d’œuvres d’art du gouvernement de l’Ontario de 1977 à 1995 et conseillère de la Province en matière de promotion culturelle internationale de 1986 à 1995. Elle a été conservatrice invitée de l’exposition Search for the Spirit: General Idea 1968-1975, tenue au Musée des beaux-arts de l’Ontario en 1997 et est l’auteur d’un catalogue raisonné des multiples de General Idea; ce catalogue figurait dans General Idea Editions 1967-1995, publié à l’occasion de l’exposition itinérante organisée et diffusée en 2003 par le Blackwood Gallery de l’Université de Toronto à Mississauga.

Alicia Boutilier, de Hamilton (Ontario), poursuit ses recherches sur Harry Stevenson Southam, 1875-1954, collectionneur et mécène de l’art canadien, donateur à des collections d’art publiques et président et membre du conseil d’administration du Musée des beaux-arts du Canada (alors la Galerie nationale du Canada) de 1929 à 1953. Mme Boutilier a obtenu sa maîtrise en histoire de l’art canadien de l’Université Carleton en 1998 et a exercé des fonctions au sein des services de conservation et d’éducation du Art Gallery of Hamilton, du Musée des beaux-arts de l’Ontario, du Art Gallery of Northumberland et de la Collection d’art canadien McMichael.

Karen Henry, conservatrice et rédactrice indépendante établie à Vancouver (Colombie-Britannique), a reçu une bourse en art canadien pour ses recherches sur la vie et l’œuvre de Doris Shadbolt. Son étude rapportera et analysera les aspects de la carrière de Mme Shadbolt liés à l’éducation et à la conservation et traitera de la relation de l’artiste avec les idées et les attitudes de son époque ainsi que de sa contribution aux niveaux local, régional et national. Mme Henry est depuis longtemps associée à des organismes et à des établissements culturels de la côte Ouest, dont Video Inn, la Western Front Society, le Burnaby Art Gallery, le City of Vancouver Office of Cultural Affairs et la Presentation House Gallery.

2002/2003

Roald Nasgaard, président et professeur au département des arts de la Florida State University à Tallahassee et professeur auxiliaire à l'Université de Toronto, est lauréat d'une bourse en art canadien. Après avoir obtenu un doctorat à l'Institute of Fine Arts de New York, M. Nasgaard a mené, de 1975 à 1993, une brillante carrière en conservation au Musée des beaux-arts de l'Ontario. Il compte à son actif un nombre considérable d'écrits et de conférences sur l'art canadien et international du XXe siècle. Ses recherches au Musée des beaux-arts du Canada lui permettront de préparer la publication de l'ouvrage Abstract Painting in Canada : A History, qui doit paraître en 2003.

Lynda Jessup, professeure agrégée au département des arts de l'Université Queen's à Kingston (Ontario), a obtenu son doctorat de l'Université de Toronto en 1992. Elle se voit remettre une bourse en art canadien pour une étude de l'histoire de l'exposition récente sur le Groupe des Sept et des liens entre cet événement et l'histoire, l'identité, les valeurs et l'autorité culturelles officielles. Lynda Jessup a récemment dirigé la publication des ouvrages Antimodernism and Artistic Experience: Policing the Boundaries of Modernity (2001) et On Aboriginal Representation in the Gallery (2002).

Martha Langford, de Montréal (Québec), fait ses recherches en vue d'une biographie intellectuelle de l'artiste torontois Michael Snow. Mme Langford a été directrice-fondatrice et conservatrice en chef du Musée canadien de la photographie contemporaine, qui est affilié au Musée des beaux-arts du Canada. Elle a obtenu son doctorat de l'Université McGill en 1997 et a reçu une bourse postdoctorale de l'Institute for the Humanities de l'Université Simon Fraser pour l'année 1999/2000. Son étude de la photographie et de l'oralité, Suspended Conversations: The Afterlife of Memory in Photographic Albums, a été publiée en 2001.

2001/2002

Jim Burant, chef de la section des archives de l'art et de la photographie aux Archives nationales du Canada (Ottawa, Ontario), a reçu une bourse en art canadien d'avant 1970. Vétéran du domaine des archives au Canada, M. Burant a été conservateur, auteur et conférencier en histoire des arts visuels canadiens. Sa recherche portera sur l'influence des arts visuels au Canada – en particulier de la peinture historique narrative – sur la formation d'une conscience historique nationale pendant les 60 premières années de la Confédération, soit de 1867 à 1927.

Gemey Kelly, de Sackville (Nouveau-Brunswick) a reçu une seconde bourse en art canadien d'avant 1970. Mme Kelly est directrice et conservatrice de l'Owens Art Gallery, à Sackville, et chargée de cours en histoire de l'art canadien à l'Université Mount Allison. Dans le cadre de sa recherche au Musée des beaux-arts, elle examinera les oeuvres des artistes Jack Humphrey et Miller Brittain, du Nouveau-Brunswick, dans le contexte de l'évolution régionale, nationale et internationale des arts visuels et de la société pendant les années 1930 et au début des années 1940. Les Archives du Musée des beaux-arts contiennent des documents de Jack Humphrey.

Jim Drobnick, de Montréal (Québec), a reçu la bourse en art canadien d'après 1970. Diplômé de l'Oberlin College et du Nova Scotia College of Art and Design, de Halifax, M. Drobnick fait partie du corps professoral de l'Université Concordia (Montréal), où il poursuit également des études de doctorat. Il est aussi rédacteur adjoint de la revue Parachute. Son projet de recherche portera sur des oeuvres d'arts audio de la collection d'arts médiatiques et de la collection Art Metropole du Musée, qu'il placera dans leur contexte historique et analysera du point de vue des théories et pratiques de l'art audio contemporain.

Madame Johanne Sloan, Ph.D., du Département d'histoire de l'art de l'Université McGill de Montréal (Québec), a reçu une bourse en art canadien d'après 1970. Diplômée de l'Université Concordia de Montréal, de l'Université de Montréal et de l'Université Kent de Canterbury en Angleterre, madame Sloan a récemment entrepris une recherche post-doctorale à l'Université Columbia de New York. Lors de son projet au Musée, elle étudiera l'exposition Véritable amour patriotique de Joyce Wieland, organisée par le Musée en 1971, et le film de Wieland, The Far Shore, des événements marquants dans l'évolution conceptuelle de l'esthétique au Canada.

Madame Sarah Cook, une doctorante aux Curatorial Studies of New Media Art à l'Université de Sunderland en Angleterre, est la seconde récipiendaire d'une bourse en art canadien d'après 1970. Diplômée de l'Université du King's College d'Halifax et du Center for Curatorial Studies du Bard College d'Annandale-on-Hudson de New York, madame Cook a récemment travaillé comme commissaire au Walker Art Center de Minneapolis et à la Walter Phillips Gallery du Banff Centre for the Arts. Lors de son travail au Musée, elle examinera l'émergence, au cours des derniers trente ans, d'une pratique singulière chez les conservateurs au Canada destinée aux manifestations basées sur l'ordinateur et les télécommunications dans le domaine des arts médiatiques.

2000/2001

Dr. Johanne Sloan, Department of Art History, McGill University, Montreal, Quebec, was awarded a Fellowship in Post-1970 Canadian Art. A graduate of Concordia University, Montreal, the Université de Montréal and the University of Kent, Canterbury, England, Dr. Sloan recently undertook post-doctoral research at Columbia University, New York. Her project at the National Gallery will study the Joyce Wieland exhibition True Patriot Love, organized by the National Gallery in 1971, and the Wieland film The Far Shore, as pivotal events in the development of conceptual landscape aesthetics in Canada.

Sarah Cook, a doctoral candidate in Curatorial Studies of New Media Art at the University of Sunderland, England, is the second recipient of a Fellowship in Post-1970 Canadian Art. Ms. Cook is a graduate of University of King's College, Halifax, and the Center for Curatorial Studies, Bard College, Annandale-on-Hudson, New York, with recent curatorial experience at the Walker Art Center, Minneapolis and the Walter Phillips Gallery of The Banff Centre for the Arts. Her work at the National Gallery will investigate the degree to which a distinct curatorial practice has emerged over the last 30 years in Canada in order to accommodate the computer and telecommunications-based manifestations of new media art.

1999/2000

Brian Foss, Ph.D., professeur associé au département d'histoire de l'art de l'université Concordia, à Montréal (Québec) a reçu une bourse en art canadien ancien (avant 1970). Son projet de recherche porte sur les peintures de paysages de Homer Ransford Watson (1855-1936), qu'il interprétera dans le contexte de la culture visuelle de la fin du XIXe et du début du XXe siècle au Canada. Le Musée des beaux-arts possède la plus importante collection au monde d'œuvres de Watson, ainsi que des archives d'une grande valeur sur l'artiste.

Kathy Zimon, bibliothécaire émérite des beaux-arts et professeur auxiliaire au département d'art de l'université de Calgary (Alberta), est l'autre récipiendaire d'une bourse en art canadien ancien. Elle compulsera les dossiers de documentation relatifs aux artistes canadiens logés à la Bibliothèque du MBAC afin de colliger des renseignements biographiques sur les artistes albertains nés avant 1950, dans le cadre d'un projet de dictionnaire sur ce sujet.

Ruth Kerkham, de Toronto (Ontario), a reçu une bourse en art contemporain canadien (après 1970). Son projet de recherche examinera les concepts de « race », d' « authenticité » et d' « origine » à la lumière des notions de simulacre chez Jean Baudrillard et de responsabilité sociale contextuelle. Elle mettra en cause la façon dont de telles lectures de la race informent les pratiques muséales et elle étudiera à cette fin des œuvres de Carl Beam, Ron Benner, Panya Clark Espinal, Jamelie Hassan, Paul Wong et Jim-me Yoon appartenant à la collection du Musée des beaux-arts.

1998/1999

Anne Bénichou, d’Ottawa (Ontario), étudiera des «artistes-collectionneurs» canadiens contemporains pour qui le collectionnement, le classement et l’exposition d’objets et de documents est une stratégie artistique de premier plan; des artistes tels que Panya Clark Espinal, Vera Frenkel, George Legrady, Liz Magor et Irene Whittome seront étudiés.

Johanne Lamoureux, de Montréal (Québec), partage la bourse en art canadien contemporain. Professeure agrégée au département de l’art de l’Université de Montréal, elle est reconnue au Canada et à l’égranger comme éducatrice, auteur et critique. Elle détient un doctorat de l’École des Hautes Études en sciences sociales et une maîtrise ès arts du département d’histoire de l’art de l’Université de Montréal. Pendant son séjour au Musée des beaux-arts, Madame Lamoureux poursuivra une enquête sur la controverse soulevée en 1991 par la présence au Musée des beaux-arts de l’exposition Vanitas : Robe de chair pour une albinos anorexique de Jana Sterbak.

Jeffrey D. Brison, de Kingston (Ontario), a reçu la bourse en art canadien ancien. Monsieur Brison étudiera l’influence réciproque qu’exerçaient l’un sur l’autre le Musée des beaux-arts du Canada (appelé à cette époque Galerie nationale du Canada) et la Carnegie Corporation de New York dans les années 1930 et 1940, ainsi que l’émergence de la discipline de l’histoire de l’art et des facultés d’enseignement de cette discipline dans les universités canadiennes au cours de la même période.

1997/1998

Cathy Busby, de Montréal (Québec), boursière en art canadien contemporain, est artiste, auteure, critique et conservatrice. Madame Busby était boursière Fulbright à New York en 1995-1996. Elle termine actuellement son doctorat en études des communications à l’Université Concordia. Sa thèse est intitulée « Tragedies, Transgressions, and Transformations : Memory, Suffering and Pain within Recovery Culture». À titre de conservatrice, elle s’est penchée sur les possibililtés qu’offre l’installation muséale comme questionnement esthétique des livres d’artistes, notamment dans des expositions au Banff Centre et au New Museum de New York. Durant sa bourse, madame Busby examinera une part substantielle des livres d’artistes inclus dans la collection d’Art Metropole (quelque 3300), tant comme objets singuliers que comme énoncés de discours.

Jennifer Fisher, de Montréal (Québec), boursière en art contemporain canadien, est auteure, directrice de publications et conservatrice, et enseigne la critique d’art et la muséologie à Montréal. Elle détient un baccalauréat en arts visuels du Nova Scotia College of Art and Design, ainsi qu’une maîtrise en études des médias et un doctorat en sciences humaines, tous deux de l’Université Concordia de Montréal. Sa thèse doctorale s’intitule «Aesthetic Contingencies : Relational Enactments in Display Culture ». Jusqu’à tout récemment, madame Fisher était chercheure invitée en études de la performance au Tisch School of the Arts de l’Université de New York. Dans le cadre de sa recherche, soutenue par une bourse postdoctorale du Fonds pour la formation de chercheurs et l’aide à la recherche (FCAR), elle a étudié les manifestations historiques et contemporaines du phénomène de la présentation en direct. De 1986 à 1992, elle était rédactrice adjointe de Parachute. Elle est l’auteure de «Interperformance : The Live Tableaux of Suzanne Lacy, Janine Antoni and Marina Abramovic», qui paraîtra dans le prochain numéro de Art Journal. Elle participe également à un projet d’exposition qui vise l’élaboration d’un prototype de présentation expérimentale, «CounterPoses : Re-imagining Tableaux Vivants», qui comprendra dix installations spécifiques au site intégrant une personne vivante et qui auront lieu à la galerie Oboro de Montréal. Durant sa bourse, madame Fisher terminera un livre, dont le titre provisoire est Performed Beholdings : Engaging the Haptic in Art and Exhibitions, dans lequel elle se penchera sur la manière dont la participation tactile, ou non visuelle, opère dans l’expérience esthétique, la pratique artistique et la mise en acte lors d’expositions. Le projet explorera comment les divers espaces d’une galerie sont mis en scène et identifiera comment les aspects particuliers de la participation tactile sont représentés dans des œuvres de la collection.

1996/1997

Douglas Ord, d’Ottawa (Ontario), boursier en art canadien contemporain, est un essayiste et un critique d’art bien connu. Ses travaux récents comprennent des articles parus dans Parachute, C. Magazine, Border Crossings, et The Ottawa Citizen, et des monographies sur Anselm Kiefer, Daniel Burren, David Milne et l’esthétique social de Wildlife Art. En 1995, monsieur Ord a contribué l’essai Esquisse topographique d’un événement dans le cadre de l’exposition de Dennis Tourbin, La Crise d’octobre/Continuum, à la Galerie d’art d’Ottawa. Récemment, il a publié « Magic Lanterns, Stars and No-Place » dans l’édition printanière 1996 de Parachute et « Re-Excavated » dans l’édition estivale 1996 de Border Crossings. Le premier article propose un commentaire critique du colloque Les utopies modernistes qui a eu lieu au Musée d’art contemporain de Montréal en décembre 1995. Le deuxième article considère la juxtaposition, dans des salles adjacentes du Musée des beaux-arts à l’automne 1995, de l’œuvre de Paul Won, Confused : Sexual Views, et de l’œuvre de General Idea, Un an d’AZT/Une semaine d’AZT. Dans le cadre de sa bourse, monsieur Ord terminera des recherches archivistiques pour son livre Simulating the Sacred : Contemporary Art and the National Gallery of Canada 1988-1995, qui examine la manière dont la présence et l’architecture du nouveau MBAC a refaçonné la situation de l’art contemporain au Canada, alors même que des artistes comme Jana Sterbak, Tadashi Kawamata, Sara Diamond, Jame Ash Poitras, Roland Poulin et John Scott le prennent pour cible de leur questionnement explicite et sous-entendu durant la même période. Monsieur Ord poursuivra également ses recherches sur la thématique plus vaste de la production sémantique en art par le contexte, particulièrement par la juxtaposition contextuelle d’œuvres d’art pour former des événements machiniques. Cette partie de sa recherche repose sur un manuscrit récemment terminé intitulé Coincidence : Mapplethorp, Deleuze, Fehér.

Ruth B. Phillips, d’Ottawa (Ontario), boursière en art canadien, est professeure d’histoire de l’art, commissaire d’expositions artistiques et auteure d’Ottawa (Ontario). Elle détient un baccalauréat de l’Université Harvard, une maîtrise en histoire de l’art de l’Université de Toronto et un doctorat en histoire de l’art de l’Université de London, École des études orientales et africaines. Le Fowler Museum of Cultural History de U.C.L.A. publiait en 1995 sa thèse de doctorat sous le titre de Representing Woman : Sande Masquerades of the Mende of Sierra Leone. Depuis 1990, elle a enseigné l’histoire de l’art à l’Université Carleton, et sa recherche et son enseignement portent sur les arts autochtones anciens et contemporains des régions du Nord-Est et des Grands Lacs. Auteure prolifique et conférencière très en demande, elle a également organisé et co-organisé des expositions sur ces pratiques artistiques. Mentionnons “ Patterns of Power: The Jasper Grant Collection and Great Lakes Indian Art of the Early Nineteeth Century” (1984) pour la Collection McMichael d’art canadien et “The Spirit Sings: Artistic Traditions of Canada’s First Peoples” (1988) pour le Glenbow Museum. Suite à sa recherche la plus récente, appuyée par des bourses de la fondation J. Paul Getty et du CRSSH, elle publiera un livre en 1997 aux Presses de l’Université de Washington, sous le titre de Trading Identities : Souvenirs from Northeastern North America, 1700-1900. Dans le cadre de sa bourse, professeure Phillips terminera deux projets de livre. Le premier, qui a pour titre provisoire Museum Pieces : Exhibiting Native Art in Canada, réunit des essais sur la façon dont les musées canadiens ont présenté l’art autochtone au cours du siècle, et se penchent sur l’impact crucial de la pensée et du militantisme post-colonial depuis 1967. Le second est un volume constituant une rétrospective de l’art autochtone américain, écrit en collaboration avec Janet Catherine Berlo, et commandé par les Presses de l’Université Oxford pour sa nouvelle série en histoire de l’art.

1995/1996

John Murchie, de Sackville (Nouveau-Brunswick), qui reçoit la bourse d’art canadien ancien, est auteur, artiste, conservateur et agriculteur de Sackville, au Nouveau-Brunswick. Après avoir obtenu un baccalauréat en anglais et en philosophie de l’Université du Colorado, il a décroché une maîtrise en bibliothéconomie à l’Université Dalhousie. Il a poursuivi des études en arts visuels en atelier et en histoire de l’art et bénéficie de bourses et de subventions accordées par des universités et des agences gouvernementales, dont la Fondation Ford, l’Université Dalhousie, le Conseil de recherches en sciences humaines et la province du Nouveau-Brunswick. De 1968 à 1972, John Murchie a travaillé à la bibliothèque de l’Université Dalhousie et dirigé la bibliothèque du Collège d’art et de design de la Nouvelle-Écosse de 1972 à 1990. Pour la plus grande partie de ces années, il fut professeur adjoint, puis professeur associé à ce même collège. Il a de plus organisé des expositions pour plusieurs galeries d’art de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick. Monsieur Murchie prépare actuellement une grande rétrospective sur un artiste de guerre du second conflit mondial, le Canadien Donald Cameron Mackay (1906-1979), L’événement aura lieu en 1999 à l’Art Gallery of Nova Scotia où monsieur Murchie a récemment été nommé conservateur associé. Il organisera également pour ce même musée une importante exposition sur la représentation figurative et le réalisme dans le Canada atlantique entre 1887 et 1987. Son œuvre personnelle a été largement exposée à l’Eye Level Gallery à Halifax et à l’Owens Art Gallery de Sackville, au Nouveau-Brunswick. Monsieur Murchie est un essayiste et un critique reconnu, notamment depuis 1990 dans Arts Atlantic et Canadian Art. Il a donné de nombreuses conférences et fait partie de nombreux conseils d’administration et comités consultatifs sur l’éducation, de même que d’organismes communautaires. S’inspirant des travaux menés par Harry Piers, par Early Painters and Engravers in Canada, publié en 1970 par J. Russell Harper, et par les recherches inédites de Donald C. Mackay lui-même sur l’histoire de l’art et des artistes de la Nouvelle-Écosse, monsieur Murchie produira un répertoire composé de biographies, accompagnées de bibliographies, des artistes qui ont vécu dans la région atlantique canadienne entre 1605 et 1970.

Anne Whitelaw, de Montréal (Québec), récipiendaire de la bourse d’art contemporain canadien, termine actuellement son doctorat en communication à l’Université Concordia à Montréal. Elle s’intéresse aux expositions spéciales et aux collections permanentes de l’art canadien présentées dans les galeries du Musée des beaux-arts du Canada entre 1980 et 1992. Sa thèse s’intitule Exhibiting Canada : Articulations of National Identity at the National Gallery of Canada. Elle a auparavant obtenu un baccalauréat en beaux-arts avec distinction de l’Université Concordia et une maîtrise en histoire et en théorie de l’art à l’Université d’Essex, en Angleterre. Son mémoire avait pour titre The Postmodern Museum : A Reconsideration of the Role of the Art Museum in the Late Twentieth Century. Depuis 1990, Anne Whitelaw organise des expositions ou collabore à leur organisation, en plus d’enseigner l’histoire de l’art et les communications à l’Université Concordia. Des bourses de l’Université Concordia et du Conseil de recherches en sciences humaines lui ont permis de poursuivre ses recherches doctorales (1992-1995). Ce même Conseil lui a récemment accordé une bourse pour entreprendre des recherches postdoctorales de deux ans à l’Université de Rochester où elle pourra consolider les travaux qu’elle réalisera parallèlement au MBAC. Anne Whitelaw a collaboré à Parachute et présenté des exposés à de nombreux congrès, dont ceux de l’Association d’art des universités du Canada, l’Association canadienne des communications et l’International Communication Association. Elle signe une monographie sur les musées d’art et l’ « esthétique canadienne » dans l’ouvrage à paraître de J. Berland et S. Hornstein (dir.), Cultural Capital : Symbolic Production and Community Formation in the Technological State, McGill-Queen’s University Press. Comme boursière, madame Whitelaw se penchera sur les relations entre les conventions d’usage dans les salles d’exposition du Musée des beaux-arts et la construction de récits d’histoire de l’art au Canada, dévoilant ces relations par une analyse des installations temporaires ou permanentes du Musée entre les années 1930 et les années 1960.

1994/1995

Lynda Jessup, de Kingston (Ontario), qui reçoit la bourse d’art ancien, est professeure adjointe et coordonnatrice des études supérieures au départment des arts de l’Université Queen’s. Elle a obtenu son doctorat à l’Université de Toronto pour sa thèse intitulée : Canadian Artists, Railways, the State and « The Business of Becoming a Nation ». Ceux et celles qui s’intéressent soit aux études canadiennes, soit à l’histoire de l’art, ont pu l’entendre ou la lire. Parmi ses ouvrages, mentionnons « All the Smart People Like David Milne » (dans le Queen’s Quarterly, été 1992) et “ The Greatest Adventure Yet : Artists, Railways, the State and the Making of a Cultural Landscape” (dans Canadian National: Explorations in Railway Culture, sous la direction d’Allen Seager). Ses articles ont également paru dans le University of Toronto Quarterly, Muse, et Labour/Le Travail. Ses travaux au Musée des beaux-arts du Canada porteront principalement sur la préparation de la publication de sa thèse. Les recherches de Lynda Jessup, qui se rapportent aux décennies qui ont précédé puis suivi le tournant du siècle –marquées par l’apogée du chemin de fer au Canada – mettent l’accent sur l’effort de collaboration qui a existé entre les artistes, les responsables des chemins de fer et les autorités gouvernementales du Canada quand il s’est agi de définir et de développer une culture « canadienne » distincte et, au-delà, une image de la nation qui soit au service de leurs intérêts divers. Un second projet de recherche gravite autour du film Saving the Sagas (1927) qui relate les activités ethnographiques de Marius Barbeau et d’Ernest MacMillan qui, cette année-là, ont visité les Nisga’a dans la région de la rivière Nass, en Colombie-Britannique.

Clive Robertson, de Montréal (Québec), qui reçoit la bourse d’art contemporain canadien, a quitté la Grande-Bretagne pour venir s’établir au Canada en 1971 après avoir étudié aux collèges d’art (sculpture) de Liverpool et de Cardiff et obtenu une maîtrise en beaux-arts de l’Université de Reading (synesthétique). Installé à Calgary, puis successivement à Toronto, Ottawa et Montréal, il a collaboré à des projets et à des stages de formation pour des groupes d’artistes, travaillant lui-même comme artiste des médias, conservateur, critique et éditeur. Parmi ses activités comme conservateur des arts médiatiques, il a participé entre autres à une série artistique télévisée d’envergure internationale et à des festivals nationaux indépendants de vidéo. De 1987 à 1989, il était le directeur artistique de la galerie SAW Video à Ottawa. En 1989-1990, il était le porte-parole national et le codirecteur de l’Association nationale des centres d’art autogérés (ANNPAC/RACA). Depuis 1993, il était professeur invité au département des communications de l’Université Concordia où il poursuit des études doctorales en communication. Les lecteurs de Fuse, de Parallelogramme, d’Inter et de Parachute connaissent bien ses essais critiques sur la production artistique et les politiques culturelles. Il a contribué à deux ouvrages intitulés Video by Artists (1976) et Performance by Artists (1979), publiés sous la direction de A.A. Bronson et Peggy Gale chez Art Metropole. Clive Robertson est l’auteur de Performance au/in Canada (avec Alain-Martin Richard) publié par les Éditions Interventions (Québec) et par Coach House Press (Toronto) en 1991. Ses propres Cultural Debriefings, qui rassemblent les essais de différents auteurs sur les changements controversés dans les pratiques et les responsabilités artistiques et culturelles au Canada au cours des années 1980, paraîtront prochainement chez Tellem Press (Ottawa) et Artexte (Montréal). Les recherches de Clive Robertson au CCAV porteront sur le rôle joué par le Musée des beaux-arts du Canada dans le développement des goûts du grand public et dans la création de bourses d’étude sur l’art entre 1955 et 1976.

1993/1994

Catherine Richards, d’Ottawa (Ontario), est une artiste qui a œuvré en de nombreux domaines : vidéo, installations, performances, installations à écrans multiples. Plus récemment, elle a abordé la technologie de la réalité virtuelle qu’elle définit comme une technologie récente mise au point pour afficher une imagerie informatique en trois dimensions et simuler une expérience sensorielle au moyen de cette imagerie. Le projet de madame Richards en tant que bénéficiaire d’une bourse de recherche du Musée des beaux-arts s’intitule : « New Subjectivities – Artists’ Technologies ». Madame Richards est titulaire d’un baccalauréat en anglais de l’Université York, à Toronto, et d’un baccalauréat en arts visuels de l’Université d’Ottawa. Madame Richards a participé à de nombreuses conférences et de nombreux festivals en tant que conférencière invitée. C’est ainsi qu’elle a pris la parole lors de la conférence sur la culture, la technologie et la créativité organisée par l’Institute of Contemporary Art (ICA), à Londres (Angleterre), en avril 1991; elle a également été appelée à s’exprimer dans le cadre du Troisième Festival de la vidéo, à Tokyo (Japon), en 1992. Enfin, en 1993, de nouveau à l’Institute of Contemporary Art, elle a donné une autre conférence intitulée : « Towards the Aesthetics of the Future ». Elle a été invitée à exposer une création interactive à l’occasion de l’inauguration du musée de l’Eldorado, à Anvers (Belgique), nommée « capitale culturelle de l’Europe » en 1993. Elle a été chargée, en 1991, de lancer et de coprésider Bioapparatus; il s’agit d’un groupe d’artistes en résidence au Banff Center for the Arts, qui se consacrait à l’étude de l’art et de la familiarité du corps par rapport aux nouvelles technologies. Ce projet a obtenu en 1992 le prix Corel, de la Conférence canadienne des arts, attribué à des projets innovateurs en matière d’arts et de nouvelles technologies. Madame Richards a aussi siégé comme membre du jury pour divers organismes et festivals artistiques, y compris le Conseil des arts de l’Ontario et le Festival international du nouveau cinéma et de la vidéo de Montréal. De plus, Catherine Richards a récemment reçu du Conseil des arts du Canada le prix Petro-Canada 1992 pour les arts médiatiques. Décerné tous les deux ans, ce prix récompense les artistes qui se sont particulièrement distingués par leur façon originale et innovatrice d’utiliser les nouvelles technologies dans les arts médiatiques. Ce prix a couronné le projet de recherche en deux phases de madame Richards intitulé « Virtual Reality (Phase I) et Subtle Body (Phase II) ».

Bruce Russell, de Montréal (Québec), est originaire de Vancouver où il a fait ses études à l’Émily Carr College of Art and Design (autrefois the Vancouver School of Art). Il est à la fois un critique indépendant et un conservateur. Il travaillera à une étude des papiers de Douglas Duncan et Frances Barwick conservés aux Archives du Musée des beaux-arts du Canada. Douglas Duncan, affectueusement connu sous le nom de DMD, a été l’un des mécènes de l’art et des artistes canadiens les plus influents et les plus respectés. C’est à la générosité de Frances Barwick, sa sœur, que le Musée des beaux-arts du Canada doit une grande partie de la collection d’art canadien qu’il lui a laissée. Douglas Moerdyke Duncan s’est révélé un personnage exceptionnellement humain et efficace par la façon dont il a protégé les artistes canadiens et veillé à la conservation de l’art canadien, qui est représenté dans plus de quarante musées et galeries au Canada. En concentrant principalement son attention sur le séjour et les voyages que Duncan a effectués en Europe pendant l’entre-deux guerres, M. Russel espère se servir des papiers de la famille Duncan conservés à la bibliothèque du Musée des beaux-arts comme fondement d’une étude plus vaste dans laquelle il examinera comment la génération de Duncan et de Barwick a répondu au modernisme international. Avec son projet, monsieur Russel apportera une solide contribution à l’étude de la culture en fournissant des éclaircissements sur l’histoire sociale. Depuis 1985, en effet, il a poursuivi des recherches sur l’œuvre et la vie d’artistes et écrivains new-yorkais au cours de la période 1917-1938. Il a écrit des articles à ce sujet et fait des conférences dans plusieurs universités au Canada et aux Etats-Unis. Il a été conservateur invité de Three American Artists in Québec : Winslow Homer, Georgia O’Keefe and Milton Avery, exposition qui s’est tenue au Smith College Museum of Art en 1984. Plus récemment, Bruce Russell a entrepris de rassembler une collection de documents relatifs à l’histoire des homosexuels et des lesbiennes au Canada de 1648 à 1900. Il a publié divers articles dans MTL Montréal, Vanguard et Canadian Art.

1992/1993

Renée Baert, de Montréal (Québec), est bénéficiaire de la bourse de recherche en art canadien contemporain. Elle détient un baccalauréat en anglais de l’Université de l’Alberta et une maîtrise de l’Université Concordia en études des médias. À l’heure actuelle, madame Baert prépare un doctorat en communications (études culturelles) à l’Université McGill, avec, pour sujet, les représentations du corps dans l’art féministe. Sa thèse de maîtrise, intitulée Desiring Daughters, traite d’un corpus de bandes vidéo féministes abordant la relation mère-fille. Ces bandes ont été produites au Canada entre 1974 et 1988. Le travail de doctorat de madame Baert, en tant que bénéficiaire de la bourse du Musée des beaux-arts, inclura aussi la recherche sur l’art vidéo canadien et international; madame Baert établira des relations entre les œuvres des années 1970 qui s’intéressent à la performance et des productions plus récentes. Au Canada, Renée Baert s’est taillé une bonne réputation comme conservatrice indépendante, avec de nombreuses expositions à son actif au cours des années 1980. Elle est également connue pour ses articles dans Canadian Art, Parachute, et l’ancien Vanguard. Elle compte faire paraître deux publications sous peu. Outre ses activités d’enseignement, elle a prononcé de nombreuses conférences et souvent siégé à des jurys artistiques. Madame Baert a bénéficié pour ses travaux du soutien du Conseil des arts du Canada, de celui du Conseil des arts de l’Ontario, et enfin du Fonds pour la formation de chercheurs et l’aide à la recherche du Québec.

John O’Brian, de Vancouver (Colombie-Britannique), est l’un des récipiendaires de la bourse de recherche en art canadien ancien. Titulaire d’un baccalauréat de l’Université de Toronto en sciences politiques et économiques, il détient aussi une maîtrise de l’Université York en histoire de l’art et littérature anglaise; enfin, il a obtenu un doctorat en beaux-arts à l’Université Harvard avec la thèse Ruthless Hedonism : The Reception of Matisse in North America 1929-1954 (à publier sous forme de livre par la University of Chicago Press en 1994). Monsieur O’Brian est actuellement professeur agrégé de beaux-arts à l’Université de la Colombie-Britannique. Ajoutons qu’il a été membre du conseil d’administration du Musée des beaux-arts de Vancouver de 1988 à 1992. Il a écrit de nombreux livres et articles sur David Milne, James Wilson Morrice, le postimpressionnisme, et enfin sur le critique Clément Greenberg. Il est surtout connu au Canada pour son livre David Milne and the Modern Tradition of Painting (1983) et son catalogue intitulé The Flat Side of the Landscape : The Emma Lake Artists’ Workshops (1989) qui lui ont valu le prix Janet Braide Memorial, en reconnaissance du travail remarquable qu’il a accompli en histoire de l’art canadien. Le professeur O’Brian a donné des conférences dans de nombreuses universités d’Amérique du Nord et de nombreux musées des beaux-arts. Il concentrera son travail de chercheur sur les peintures du Temagami par David Milne et sur l’influence de Matisse sur l’histoire de l’art moderne aux États-Unis et au Canada. John O’Brian préparera aussi, en collaboration avec Bruce Barber, pour la University of Toronto Press, un livre sur la controverse entourant l’achat par le Musée des beaux-arts, en 1989, de la peinture de Barnett Newman, Voix de feu. Cette publication est inspirée en partie par un colloque organisé par le Musée des beaux-arts du Canada en 1990.

William Wood, de Vancouver (Colombie-Britannique), a obtenu une partie de la bourse en art canadien ancien. Il détient un baccalauréat de l’Université de la Colombie-Britannique en littérature anglaise et vient d’y terminer une maîtrise avec une thèse sur le groupe d’art conceptuel anglais appelé Art and Language. La thèse porte principalement sur les relations de ce groupe avec le monde des arts à New York, à la fin des années 1960 et au début des années 1970. Monsieur Wood est bien connu pour ses critiques dans C Magazine, Canadian Art, Parachute et l’ancien Vanguard. Il a organisé plusieurs séminaires et tables rondes à Toronto et Vancouer, les plus récents sur la N. E. Thing Company (NETCO) et Intermedia (avec Nancy Shaw) pour le compte du Département des beaux-arts de l’Université de la Colombie-Britannique. Monsieur Wood utilisera sa bourse pour travailler sur l’exposition NETCO, qui s’est tenue au Musée des beaux-arts du Canada en 1969. Ce fut la première « installation » de ce genre organisée par le Musée. Monsieur Wood étudiera l’importance de la NETCO pour certaines institutions canadiennes comme le Conseil des arts du Canada et le Nova Scotia College of Art and Design; il établira la relation entre cet événement et ce qui se passait sur la scène de l’art à New York, en se basant sur les activités du promoteur d’art conceptuel Seth Siegelaub et de la conservatrice et critique Lucy Lippard. Monsieur Wood étudiera aussi l’art de Les Levine et Joyce Wieland par rapport à l’axe New York-Toronto ainsi que le programme des artistes invités au NSCAD.

1991/1992

Susan Douglas, d’Ottawa (Ontario), est boursière du Musée des beaux-arts en art canadien contemporain. Madame Douglas est titulaire d’un baccalauréat de la University of Western Ontario et d’une maîtrise de l’Institute of Canadian Studies de l’Université Carleton. Sa thèse a porté sur l’esthétique de la représentation spatiale. Elle est inscrite au programme de doctorat en sciences humaines, avec concentration en histoire de l’art, philosophie et sociologie-anthropologie, à l’Université Concordia. Madame Douglas emploiera son stage à une étude critique de la « vision et de la visualité » (la vue comme réalité physique et comme phénomène de perception), par rapport à l’œuvre de quatre artistes canadiens contemporains : Attila Richard Lukacs, Geneviève Cadieux, Jamelie Hassan et Robert Houle. Elle donne également deux cours, en théorie de l’art et en études culturelles, à l’Université d’Ottawa et à l’Université Concordia.

Robert Stacey, de Toronto (Ontario), est titulaire de la bourse du Musée des beaux-arts en art canadien ancien. Il mènera des recherches relatives à un certain nombre de projets amorcés au cours d’une longue carrière en tant que conservateur, rédacteur et rédacteur-réviseur indépendant. Ses travaux porteront sur des personnalités centrales de l’histoire de l’art canadien du XXe siècle et comporteront notamment la rédaction d’une monographie sur l’œuvre de graphisme et de design de J.E.H. MacDonald, membre fondateur du Groupe des sept. Ce faisant il mènera à terme un travail entrepris par le regretté Hunter Bishop, archiviste de l’Arts and Letters Club de Toronto. En outre, M. Stacey fera des recherches en vue d’une exposition ayant pour thème Douglas M. Duncan, expert, collectionneur et administrateur de galerie torontois, et sa Picture Loan Society. Il rédigera également, pendant cette période, un essai destiné au catalogue de l’exposition intitulée Wyndham Lewis in Canada, de l’Art Gallery of Windsor.