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La vie en Pop. L’art dans un monde matérialiste

Ottawa (Ontario) - 17 février, 2010

Du 11 juin au 19 septembre 2010

En exclusivité nord-américaine
au Musée des beaux-arts du Canada cet été

La vie en Pop. L’art dans un monde matérialiste explore la relation complexe entre l’art contemporain, le marketing et les médias. Prenant pour point de départ les dernières œuvres de l’artiste pop américain Andy Warhol (1928–1987), l’exposition propose une relecture de l’héritage qu’il a laissé et montre comment certains des artistes contemporains les plus médiatisés aujourd’hui ont, dans sa foulée, fondé leur travail sur la célébrité et le commerce. Le Musée des beaux-arts du Canada (MBAC) est le seul établissement nord-américain à accueillir cette exposition exceptionnelle organisée par le Tate Modern, à Londres, en collaboration avec le MBAC qui sera à l’affiche du 11 juin au 19 septembre 2010.

La vie en Pop. L’art dans un monde matérialiste regroupe plus de 250 tableaux, dessins, gravures, sculptures, vidéos, installations, multiples et autres œuvres éphémères produites au cours des trois dernières décennies. Parmi les artistes représentés figurent les Américains Andy Warhol, Keith Haring, Jeff Koons, Richard Prince et Pruitt Early; les Britanniques Damien Hirst, Tracey Emin, Sarah Lucas, Gavin Turk et Cosey Fanni Tutti; l’Allemand Martin Kippenberger; l’Italien Maurizio Cattelan; le Japonais Takashi Murakami; et le Polonais Piotr Uklański.

« Cette exposition rassemble des œuvres majeures réalisées par quelques-uns des artistes les plus ambitieux des vingt dernières années. Bien que nombre d’entre eux soient des figures très connues au Canada, rares sont ceux dont le travail a été présenté ici », a indiqué le directeur du MBAC, Marc Mayer. « Avec la récession qui a frappé le marché de l’art comme la plupart des autres secteurs d’activité, cette exposition prend une pertinence toute particulière. Certains de ces artistes ont surmonté assez bien la dernière crise économique et semblent ne pas avoir encore trop souffert de celle-ci. La vie en Pop se penche sur leurs stratégies de succès souvent controversées. »

L’héritage d’Andy Warhol
L’exposition s’ouvre sur la célèbre maxime de Warhol qui, provocateur, affirmait : « Faire de bonnes affaires est le meilleur art qui soit ». Warhol s’est servi du marketing et de la publicité pour s’inscrire dans la vie moderne, abolissant les murs de l’atelier, de la galerie d’art et du musée. Plutôt que de simplement représenter ou commenter la culture médiatique, Warhol a volontairement infiltré la machine publicitaire afin de cultiver son image artistique. Mondain, modèle, personnalité télévisuelle, paparazzi et éditeur, il a exploité le pouvoir du star-system et a dépassé les frontières du monde de l’art pour s’introduire dans la vaste sphère des affaires. 

La vie en Pop examine ensuite l’œuvre d’artistes qui, à l’instar de Warhol, ont pratiqué ouvertement le culte de la célébrité et n’ont pas hésité à tirer de cette attention publique notoriété esthétique et gratification financière.

Parmi les faits saillants de La vie en Pop, mentionnons :

Jeff Koons, Lapin, 1986 — Doté d’un sens aigu de la publicité, Koons a bâti sa réputation sur un sûr instinct de l’image, proposant des œuvres directement inspirées de la culture populaire. Lapin est une sculpture en acier inoxydable réalisée à partir d’un jouet gonflable, à son tour adaptée en un gigantesque ballon gonflable pour la parade de l’Action de grâces 2007 de Macy’s à New York. Avec ses pièces spectaculaires, Koons met l’art à la portée du plus grand nombre.

Keith Haring, Pop Shop, 1986 — Keith Haring (1958–1990) devient célèbre durant les années 1980 quand il dessine à la craie sur les panneaux publicitaires non vendus des stations de métro new-yorkaises et qu’il popularise son logo, un « bébé rayonnant ». En 1986, Haring ouvre le Pop Shop, un commerce dans Soho où il vend t-shirts, jouets, affiches, badges et aimants reproduisant ses créations, qu’il considère comme un prolongement de son art. Lorsqu’il recouvre la totalité des murs à l’intérieur de sa boutique d’un motif noir et blanc abstrait, Haring crée un environnement commercial unique et étonnant fréquenté aussi bien par les célébrités que par monsieur tout-le-monde. Des reproductions des éditions originales de Haring seront en vente dans cette reconstruction de la boutique de l’artiste.

Jeff Koons, Made in Heaven, 1990 — Inaugurée à la Biennale de Venise en 1990, l’œuvre Made in Heaven a immortalisé l’union maritale de Koons avec Ilona Staller, star porno d’origine hongroise et politicienne italienne, aussi surnommée La Cicciolina. Cette série de sculptures et de sérigraphies a confirmé le rôle de premier plan de Koons sur la scène internationale de l’art et l’a propulsé à la une des tabloïdes.

Martin Kippenberger, Candidature à une Rétrospective, 1993 — Dès ses tout débuts sur la scène punk berlinoise, Kippenberger (1953–1997) se drape dans une image de rebelle et d’enfant terrible. La vie en Pop recrée la première salle de son exposition de 1993 à Pompidou et présente un mélange éclectique d’affiches, de tableaux et d’objets qui témoignent de ses nombreux liens sociaux et collaborations artistiques.

The Young British Artists (YBA) — À titre de principal organisateur de l’exposition Freeze à Londres en 1988, Damien Hirst attirera des collectionneurs influents à un événement qui se résumait essentiellement à une présentation de travaux d’étudiants. Ce faisant, il lance le phénomène des Young British Artists. Dans l’espace consacré aux YBA, on retrouvera la boutique de Tracey Emin et Sarah Lucas dans le East End londonien où elles créaient et vendaient leurs œuvres. Des pièces célèbres comme Pop, réalisée par Gavin Turk en 1993, seront aussi exposées ainsi qu’une sélection d’œuvres évoquant la vente aux enchères de Damien Hirst à Sotheby’s en 2008, Beautiful Inside My Head Forever. Y étaient mises en l’encan des sculptures dans le formol, signature de l’artiste, des peintures de papillons, les séries « Spot » et « Spin » et des armoires à pharmacie. La vente record a totalisé 111,5 millions de livres. Le MBAC recréera aussi la performance de Hirst à la foire artistique Unfair de Cologne de 1992 : des couples de jumeaux identiques, assis entre deux Spot Paintings, se succéderont pendant toute la durée de l’exposition.

Takashi Murakami, Collaboration Addiction, 2009 — Dans la dernière salle de l’exposition, on pourra découvrir une nouvelle installation du célèbre artiste Takashi Murakami. Avec le lancement de sa multinationale Kaikai Kiki Co. Ltd. au début des années 1990, Murakami a employé plusieurs centaines d’assistants pour élaborer et fabriquer ses œuvres artistiques et diverses gammes de produits, créant un pop-art résolument japonais. Murakami a conçu sa salle pour l’exposition La vie en Pop comme un témoignage de ses collaborations avec des designers et célébrités établis. On y retrouve des bijoux et accessoires de même qu’un court-métrage sur Akihabara, le principal quartier de Tokyo spécialisé dans les produits électroniques et informatiques, les animés et fréquenté par les otakus. 

Commissaires
L’exposition est coorganisée par Jack Bankowsky, rédacteur en chef d’Artforum, Alison M. Gingeras, conservatrice en chef de la Collection François Pinault et Catherine Wood, conservatrice en art contemporain et performance du Tate Modern, assistés de Nicholas Cullinan, conservateur, art moderne international, Tate Modern. Jonathan Shaughnessy, conservateur adjoint, art contemporain, au MBAC, dirige la présentation de l’exposition à Ottawa.

Catalogue
L’exposition La vie en Pop. L’art dans un monde matérialiste s’accompagne d’un catalogue abondamment illustré publié par le Tate Modern qui contient des essais de Jack Bankowsky, Scott Rothkopt, Catherine Wood, Nicholas Cullinan et Alison M. Gingeras. Le catalogue, offert en anglais seulement, sera en vente cet été à la Librairie du MBAC et en ligne à AchatsMBAC.ca.

Site Web
Visitez régulièrement beaux-arts.ca/lavieenpop pour y consulter des microbillets et des balados vidéo avec le conservateur Jonathan Shaughnessy, des bios d’artistes et des renseignements sur les conférences, films et ateliers à venir afin de stimuler la réflexion, enrichir la discussion et remettre en question les idées préconçues sur l’art, la vie et les médias.

À propos du Musée des beaux-arts du Canada
Le Musée des beaux-arts du Canada abrite la plus importante collection d’œuvres d’art historiques et contemporaines canadiennes au monde. En outre, il réunit une prestigieuse collection d’œuvres d’art indigène, occidental et européen du 14e siècle au 21e siècle, ainsi que d’art américain et asiatique, et de dessins et de photographies. Fondé en 1880, le MBAC compte parmi les plus anciennes institutions culturelles du pays. Fidèle à son mandat de rendre l’art canadien accessible partout au pays, il organise l’un des plus importants programmes d’expositions itinérantes au monde.

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Note aux rédacteurs en chef et journalistes : Le Centre des médias en ligne du MBAC, réservé à l'usage exclusif des journalistes accrédités et autres représentants des médias, met à leur disposition une galerie d’images pour La vie en Pop. L’art dans un monde matérialiste. Le MBAC a obtenu l’autorisation d’utiliser ces images protégées par droit d’auteur au nom des médias, mais ces images doivent servir exclusivement à illustrer une critique ou un reportage en lien direct avec cette exposition.

Pour toute demande d’accès en ligne, veuillez vous inscrire ici.

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :

Marie Lugli
Agente principale intérimaire, Relations publiques et médiatiques
Musée des beaux-arts du Canada
613-990-6835

Josée-Britanie Mallet
Gestionnaire intérimaire, Communications et relations publiques
Musée des beaux-arts du Canada
613-990-7081