Musée des beaux-arts du Canada

Faits saillants

À propos de l’exposition

Réputé pour ses animaux de ferme, Joe Fafard a néanmoins créé toute une gamme d’œuvres sculptées allant de représentations d’artistes célèbres à des portraits d’amis et de membres de sa famille. Quel que soit le sujet, il exprime son sens de jeu avec des proportions tronquées et des dimensions étirées ou rapetissées.

La rétrospective Joe Fafard regroupe 69 sculptures de bronze, de plâtre, de céramique et d’acier ainsi que des œuvres sur papier. Elle réunit aussi des œuvres fort appréciées du public telles que Western Dancer (2003) et Silvers (1999), ainsi que des sculptures de la collection de l’artiste, notamment Mon père et Ma mère, portraits intimes de ses propres parents réalisés en 1972.

Nul doute que cette exposition offrira aux Canadiens un accès incomparable à l’un des artistes contemporains les plus célèbres et les plus aimés, à un artiste dont la vision, le talent et l’ingéniosité donnent vie au bronze.

À propos de l’artiste

La carrière de Joe Fafard lui a valu des honneurs tels que l’Ordre du Canada, le prix Montfort ainsi que l’Ordre du mérite de la Saskatchewan.

Quoique son intérêt pour les arts débute dès son enfance, Fafard se prend de passion pour la sculpture une fois rendu à l’Université. Il commence sa véritable formation artistique à l’école des beaux-arts de l’Université du Manitoba et poursuit ses études en obtenant une maîtrise à l’Université d’État de Pennsylvanie. Peu après, il enseigne la sculpture et la poterie à l’Université de la Saskatchewan, campus de Regina. Fafard décide ensuite de retourner à ses origines rurales et déménage à Pense, un village à l’ouest de Regina, pour se consacrer à la sculpture. 

En 1973, le documentaire I Don’t Have to Work that Big produit par l’Office national du film présente Fafard et sa série de sculptures des habitants de Pense. Diffusé un peu plus tard la même année par le réseau anglais de la Société Radio-Canada, ce film propulse le jeune artiste sous les feux de la rampe à l’échelle nationale. Au début des années 1980, il est à tournant de sa carrière quand il répond à une demande de propositions lancée par la Banque Toronto Dominion pour une œuvre d’art public. La commande, qu’il remporte, inaugure une riche période de création avec un médium qu’il découvre, le bronze. Il explore ensuite de nouvelles techniques de moulage du bronze, dans une fonderie qu’il établit à la mémoire de sa mère.

Aujourd’hui au sommet de sa carrière, Fafard poursuit son travail dans son atelier au nord de Régina, au cœur de ses Prairies bien-aimées. Que ses sculptures soient inspirées du règne animal ou d’artistes, toutes étonnent et fascinent toujours le public.

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