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L'art autochtone contemporain au Canada


Joe Talirunili, Chasseurs à la dérive, 1965 et Davidialuk Alasua Amittu, Huard, 1962

Selon le procédé de la gravure sur pierre, semblable à la gravure sur bois, l'imprimeur reporte une image inversée du dessin original de l'artiste sur une pierre dont la surface a été aplanie. Conformément à la tradition de gravure de Puvirnituq, le dessin n'y est pas transféré sur la surface de la pierre, l'artiste y dessinant directement son sujet. Le graveur découpe ensuite la pierre au ciseau pour ne garder que ce qui fait partie de l'image. Puis, il étend de l'encre à l'aide d'un rouleau. L'encrage, qui peut prendre une heure ou plus, doit être répété pour chaque estampe de l'édition. L'imprimeur place ensuite une feuille de papier fin et souple sur la pierre encrée et presse à l'endos de la feuille à l'aide d'un frottoir spécial. Enfin, il enlève la feuille et la met à sécher.

Les artistes de Puvirnituq tout comme leurs confrères du Nunavik cherchent ardemment à faire des images qui soient vraies - des images qui transmettent un message ou illustrent un événement important pour eux. Dans cette quête de la vérité, ces artistes ont néanmoins des approches très diverses, tantôt presque hyperréalistes comme Davidialuk pour son Huard, tantôt plus expressionnistes comme Chasseurs à la dérive de Talirunili.