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L'art autochtone contemporain au Canada


La cathédrale engloutie, 1929 et Castrovalva, les Abruzzes, 1930

Les deux œuvres présentées ici permettent une comparaison de deux techniques de l'estampe, la gravure sur bois et la lithographie.

Pour la gravure sur bois La cathédrale engloutie, Escher entaille un grand bloc de bois à l'aide de divers outils (canif, gouge et ciseaux à bois) afin d'y creuser le tracé de son dessin, celui-ci apparaît en blanc sur fond noir. Appliquée au rouleau, l'encre recouvre toutes les parties en saillie sans pouvoir pénétrer à l'intérieur des sillons. L'artiste imprime en apposant la feuille sur la planche encrée et en appliquant une pression au revers de la feuille à l'aide d'un rouleau ou plus simplement, comme Escher, à l'aide du dos d'une cuillère.

Le procédé utilisé par l'artiste pour Castrovalva, les Abruzzes est un peu inhabituel pour une lithographie. Au lieu de tracer son dessin sur la pierre lithographique, l'artiste gratte plutôt à l'aide de la pointe d'un canif, la surface préalablement couverte avec de l'encre lithographique (les surfaces grattées apparaîtront en blanc sur l'estampe). L'artiste lave ensuite la pierre avec une solution d'acide nitrique et de gomme arabique afin de faire pénétrer le gras du motif dans la pierre. Avant l'impression, l'artiste mouille abondamment la pierre pour saturer d'eau les parties sensibles non touchées par le motif gras. On procède ensuite à l'encrage de la pierre à l'aide d'un rouleau. L'encre n'adhérera à la pierre qu'aux endroits gras et secs. Pour l'impression, on se sert d'une presse spéciale dite à raclette.