Michael (James Aleck) Snow Né à Toronto le 10 decembre 1929 Vit à Toronto.
« Mes tableaux sont réalisés par un cinéaste, les sculptures par un musicien, les films par un peintre, la musique par un cinéaste, les tableaux par un sculpteur, les sculptures par un cinéaste, les films par un musicien, la musique par un sculpteur... parfois, ils travaillent tous ensemble. En outre, plusieurs de mes tableaux ont été faits par un peintre, les sculptures par un sculpteur, les films par un cinéaste, la musique par un musicien. Dans tous ces médiums comme activités distinctes, j?ai une propension à la pureté. »
Cinéaste expérimental de renommée mondiale, Michael Snow est l?un des artistes vivants les plus importants du Canada, qui s?est illustré comme musicien, artiste visuel, compositeur, auteur et sculpteur accompli. Éblouissant par sa facilité à passer d?un médium à l?autre hors de toute séquence prévisible et réputé pour sa démarche multidisciplinaire envers son travail, Snow remet continuellement en question les notions de contenu et de forme, de perception et de représentation.
Durant et après ses études au Collège des beaux-arts de l?Ontario où il obtient son diplôme en 1952, Snow produit une suite de dessins qu?il expose à la Hart House en 1954. George Dunning les remarque et il embauche l?artiste pour travailler en cinéma d?animation, l?initiant ainsi à l?univers cinématographique et lui permettant par la même occasion de rencontrer l?artiste Joyce Wieland qui sera son épouse durant de nombreuses années. En 1956, Snow produit son premier film, A to Z et, la même année, présente sa première exposition solo à la Avrom Isaac?s Greenwich Gallery de Toronto.
Après des séjours prolongés à New York au début des années 1960, Snow et Wieland s?établissent à Toronto en 1964 (jusqu?en 1972). Durant cette période, Snow fait porter la plus grande partie de son travail sur le thème de la Femme marchante dont la silhouette occupe ses explorations en peinture, sculpture, photographie et multimédia. En 1967, il réalise une sculpture en 11 sections basée sur la Femme marchante pour le pavillon de l?Ontario à l?Expo de Montréal.
À compter du milieu des années 1960, il continue de produire des ?uvres apparemment simples sur le plan de la forme, mais extrêmement complexes du point de vue des idées. Des ?uvres dans la collection du Musée comme Vu (1965), Étendue (1967), Aveuglement (1968) et Autorisation (1969), explorent les concepts de la perception, avec ou sans appareil photo, provoquant chez le spectateur une prise de conscience de la construction et du cadrage de la perception visuelle. Des ?uvres ultérieures, comme Trinités, triades, trios (1986), qui font appel à l?holographie et montrent comment Snow exploite avec créativité les nouvelles technologies, posent des questions rafraîchissantes sur la perception et la représentation.
Depuis les années 1960, Snow a acquis une réputation internationale pour ses films expérimentaux. Il a réalisé, entre autres, Wavelength (1967), La région centrale (1971), Rameau?s Nephew by Diderot (Thanx to Dennis Young) by Wilma Sch?n (1974) et Presents (1981), qui explorent tous avec une radicale originalité les éléments constituants du cinéma : lumière, temps, mouvement, son. L?artiste poursuit sans relâche sa production cinématographique avec The Living Room (2000), Prelude (2000) et Corpus Callosum (2002).
Version complète de la biographie de l'artiste